France: l’Élysée étudie de possibles dissolutions de groupes radicaux après la mort de Quentin Deranque

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Michael DESPREZ / L’EST REPUBLICAIN/MAXPP

Le président français Emmanuel Macron réunit mardi des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les « groupes violents ultra ou extrêmes » après la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, qui agite la scène politique française.

Quentin Deranque, militant de 23 ans, est mort début février à la suite de violents coups portés par des membres de l’ultragauche à Lyon, dans le centre-est de la France.

Emmanuel Macron a annoncé la rencontre de mardi pour « faire un point complet sur les groupes d’action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu’ils soient ». « Il n’y a pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent », avait-il prévenu lors de cette annonce samedi.

La réunion de mardi vise à « réaliser un bilan des actions menées pour lutter contre les groupes violents ultra ou extrêmes », a dit lundi à l’AFP l’entourage d’Emmanuel Macron. « La question d’éventuelles dissolutions pourra être abordée dans le cadre d’une approche globale et sans lecture partisane d’un extrême ou de l’autre », a-t-on ajouté de même source.

 

Le président de la République a veillé depuis la mort de Quentin Deranque à dénoncer la violence politique qu’elle vienne des « mouvements d’extrême gauche » comme « d’extrême droite », appelant tous les « extrêmes » à « faire le ménage » dans leurs rangs.

Lire aussi. France : sept suspects déférés pour homicide volontaire dans l’affaire Quentin Deranque

L’AFP a appris lundi de source proche du dossier que deux groupuscules d’ultradroite ainsi qu’un autre groupuscule d’ultragauche étaient visés par une procédure de dissolution lancée par le ministère de l’Intérieur.

Les procédures contre les deux groupes d’ultradroite, le Bloc montpelliérain, de Montpellier, et Patria albiges d’Albi, ont été engagées il y a plusieurs mois. Elles sont donc antérieures à la mort de Quentin Deranque.

Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date La Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l’objet de décrets de dissolution en Conseil des ministres. Mais certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont fait un recours au Conseil d’État, qu’ils ont remporté.

La famille du jeune homme tué a par ailleurs condamné lundi la « récupération politique » constituée par la marche en son honneur organisée samedi à Lyon.

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