France: Rima Hassan saisit le Défenseur des droits après sa garde à vue

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Cette capture d'écran d'une vidéo d'AFPTV montre Rima Hassan, député européen franco-palestinien, s'adressant à des journalistes après sa libération de garde à vue à Paris, le 2 avril 2026. (Photo : Nassim Gomri / AFP)

L’eurodéputée LFI Rima Hassan a saisi le Défenseur des droits pour dénoncer de « graves manquements déontologiques » de la part des policiers lors de sa garde à vue début avril, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

La responsable politique franco-palestinienne avait été convoquée et placée en garde à vue le 2 avril, suite à une publication sur X, effacée ensuite. A son issue, le parquet avait indiqué qu’elle serait jugée pour apologie du terrorisme.Des fuites dans la presse avaient fait état de la présence de drogue dans ses affaires. L’enquête sur une éventuelle détention de stupéfiants l’a démenti par la suite, avant d’être classée sans suite.

« Au vu de la gravité des manquements susceptibles d’avoir été commis, il est indispensable qu’une enquête intervienne rapidement », a déclaré l’avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, à l’AFP.

Lire aussi. France: Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

Placement en geôle sans « nécessité », recherches « disproportionnées » de sa géolocalisation sur trois mois, questions sur sa pratique religieuse et les valeurs de la République: la défense de l’eurodéputé dénonce une série de « manquements » des policiers.

Elle demande surtout au Défenseur des droits de se pencher sur l’affaire de la découverte d’une prétendue drogue de synthèse, la 3-MMC.

La présence de « quelques grammes de drogue de synthèse » dans le sac de l’élue de 33 ans avait été rapportée dans la presse, notamment par Le Parisien, en pleine garde à vue, ce qu’une source proche du dossier avait confirmé à l’AFP.

Le parquet de Paris n’avait pas communiqué pendant la garde à vue.

A son issue, il avait mentionné « la présence de matières s’apparentant d’une part à du CBD et d’autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, NDLR) ». Le lendemain, le ministère public indiquait qu’il fallait attendre les résultats « d’analyses complémentaires » du produit pour se prononcer.

L’enquête a ensuite été classée sans suite.

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