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Le Hezbollah menace de saboter les discussions entre le Liban et Israël
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Hassan Fadlallah, député du Hezbollah pro-iranien, a affirmé dimanche que son mouvement était en mesure de « faire échouer » les discussions entre Israël et le Liban, qu’il rejette.
« Ces négociations, avec tous leurs effets, ne nous concernent pas. Nous ne les mettrons pas en oeuvre, nous ne les laisserons pas aboutir », a déclaré Hassan Fadlallah lors d’un évènement organisé en l’honneur de combattants du Hezbollah tués par Israël.
« Notre résistance est inébranlable, nous sommes capables de faire échouer les objectifs de ces négociations, qui aggravent les profondes divisions dans notre pays », a-t-il ajouté.
Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale lorsque le Hezbollah, mouvement islamiste financé et soutenu par Téhéran, a attaqué Israël le 2 mars en représailles à la mort du guide suprême Ali Khamenei, au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran.
Depuis, et en dépit d’un cessez-le-feu entré en vigueur le 17 avril, les attaques israéliennes dans le pays voisin ont fait plus de 2.600 morts et plus d’un million de déplacés.
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Dimanche, l’armée israélienne a émis de nouveaux ordres d’évacuations « urgents » pour des localités dans le sud du pays voisin. L’Agence libanaise d’information, Ani, a ensuite fait état de frappes israéliennes dans la région, y compris dans des zones non mentionnées dans les ordres d’évacuation.
En vertu de l’accord de cessez-le-feu, Israël se réserve « le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense », une clause que le Hezbollah conteste.
Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies.
Ces pourparlers doivent mener à des négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948, et le Liban a dit travailler à « un accord permanent », avec Israël.
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait averti que le choix de négociations directes risquait d’entraîner le Liban « dans un cycle d’instabilité ».
Israël et le Hezbollah poursuivent quotidiennement leurs frappes réciproques, et l’armée israélienne a placé sous son contrôle une zone d’une dizaine de kilomètres de profondeur au sud du Liban, à l’intérieur de laquelle elle s’autorise à poursuivre ses opérations.
Le président libanais Joseph Aoun a appelé mercredi Israël à mettre « pleinement en œuvre le cessez-le-feu », avant toute négociation directe de paix.
Pour Hassan Fadlallah, « tout nouvel accord conclu au Liban doit garantir que notre pays ne sera attaqué plus d’aucune manière ».
