Macron met en garde contre une « occupation » du Liban

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Macron met en garde contre une "occupation" du Liban
Emmanuel Marcon. © AFP.

Emmanuel Macron a martelé lundi qu’aucune « occupation » ne saurait assurer la « sécurité de qui que ce soit », dans un avertissement à Israël et son opération terrestre au Liban, alors qu’il inaugurait une exposition consacrée à la cité millinéraire de Byblos à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris.

« Aucune occupation, aucune forme de colonisation, ni ici, ni en Cisjordanie, ni ailleurs, ne saurait assurer la sécurité de qui que ce soit », a déclaré le président français, en présence du ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé.

Le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah est entré dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, au premier jour des frappes israélo-américaines.

Depuis, Israël mène des représailles massives à travers une vaste campagne de frappes aériennes sur le Liban et des avancées terrestres dans une zone tampon le long de la frontière, qui ont fait au moins 1.039 morts selon le dernier bilan officiel.

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« A l’heure du fracas entre les religions, à l’heure où quelques-uns voudraient nous pousser à l’escalade des guerres, à l’heure où quelques autres voudraient nous faire croire que la sécurité ne peut être assurée que par l’envahissement du voisin qui fait peur, le Liban ne rappelle qu’une chose, la force de l’universalisme », a-t-il ajouté, en citant la « force du droit international ».

L’exposition de Byblos dit « beaucoup de ce qu’est le destin du Liban », « résister face aux empires », a-t-il ajouté, et face à la « guerre », qui a profondément perturbé l’arrivée des oeuvres présentées à Paris.

« Byblos, cité millénaire », qui ouvre mardi jusqu’au 23 août, plonge dans l’histoire de cette ville méditerranéenne considérée comme « le plus vieux port du monde » puisqu’elle est habitée depuis 6.900 ans avant Jésus Christ.

L’exposition présente quelque 400 pièces, dont la grande majorité viennent du Liban et une petite partie du Louvre.

« Les préparatifs ont été problématiques », a indiqué Sarkis El Khoury, directeur général des Antiquités du Liban, qui a supervisé le départ de deux cargaisons d’oeuvres de Beyrouth pour Paris en février.

Une troisième livraison a été annulée début mars mais une vingtaine d’ancres en pierre ou une grande mosaïque ont pu arriver à bon port quelques jours avant le début de l’exposition.

Les niches dans lesquelles devaient être exposées sept oeuvres qui n’ont pu voyager ont été laissées vides, remplacées par une notice expliquant leur absence à cause de la guerre.

« Nous étions plein d’espoirs en préparant cette exposition l’an dernier », a témoigné sa commissaire, Tania Zaven, une archéologue qui dirige le site de Byblos depuis une trentaine d’années. « Maintenant, le fait qu’elle se tienne est un message de paix et de défense de notre patrimoine à tous car Byblos est une page de l’histoire du monde ».

La nouvelle présidente de l’IMA, Anne-Claire Legendre, qui a remplacé Jack Lang en février, a salué une exposition menée avec « beaucoup de courage », malgré les « bombes ».

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