Moyen-Orient: Israël cible une faction pro-Iran en Irak

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Berlin, Paris et Londres prêts à des "actions défensives" pour "détruire" les capacités militaires de l'Iran
De la fumée s'élève d'un quartier de Téhéran, dimanche 1er mars dans la soirée, après une nouvelle frappe sur la capitale iranienne, ciblée par Israël et les États-Unis. © Atta Kenare/AFP

Une frappe aérienne a ciblé mardi un camp militaire du groupe pro-iranien Kataëb Hezbollah dans le sud de l’Irak, a indiqué une source au sein de cette faction armée.

La base de Jurf al-Nasr, qui constitue l’un des principaux bastions de ce groupe soutenu par Téhéran, a été frappée à plusieurs reprises depuis le début samedi de la guerre au Moyen-Orient.

L’Irak, qui avait récemment renoué avec une certaine stabilité mais a longtemps été le terrain de confrontation par procuration entre les Etats-Unis et l’Iran, a souligné ne pas vouloir se laisser entraîner dans la guerre, mais n’a pas été épargné.

Depuis les premières heures de l’offensive contre l’Iran, des frappes imputées à Israël et aux Etats-Unis ont visé la base de Jurf al-Nasr, également connue sous le nom de Jurf al-Sakher, avant de s’étendre à d’autres zones.

Plus d’une dizaine de combattants, appartenant essentiellement au groupe Kataëb Hezbollah, ont été tués dans ces frappes sur l’Irak depuis samedi.

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Plusieurs groupes armés irakiens soutenus par l’Iran, connus comme la Résistance islamique en Irak et qui comprennent Kataëb Hezbollah, ont déclaré qu’ils ne resteraient pas « neutres » et ont revendiqué des dizaines de frappes de drones contre des bases américaines.

Un drone a été abattu mardi soir près de l’aéroport international de la capitale, a annoncé la cellule de communication de sécurité du gouvernement.

Les forces de sécurité irakiennes ont déclaré peu avant mardi avoir saisi neuf roquettes et un lanceur qui étaient prêts à être utilisés pour frapper l’aéroport international de Bagdad. Celui-ci abrite une base militaire hébergeant des conseillers américains.

Mais depuis le début de la guerre, la région autonome du Kurdistan, qui abrite des troupes américaines, a été la principale cible des attaques de drones, pour la plupart interceptées par les défenses antiaériennes.

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Un correspondant de l’AFP a rapporté qu’une frappe a touché mardi soir Souleimaniye, la deuxième ville de la région autonome.

Les forces de sécurité kurdes ont dit qu’un drone avait touché, sans faire de victimes, une zone proche d’un bâtiment qui servait précédemment de bureau aux Nations Unies dans la ville.

Mardi soir, des détonations sourdes ont été entendues par des journalistes de l’AFP à Erbil, capitale du Kurdistan irakien.

Plus tôt dans la journée, des frappes de drones imputées à l’Iran ont visé un camp abritant des combattants kurdes iraniens et leurs familles au Kurdistan irakien, ont indiqué un responsable local et un groupe d’opposition en exil à l’AFP.

Des photographes de l’AFP sur place ont fait état de dommages causés aux logements du personnel de l’hôpital du camp.

Les régions kurdes irakiennes abritent des camps et des bases arrières de plusieurs groupes rebelles kurdes iraniens, lesquels ont subi à plusieurs reprises des frappes menées depuis l’Iran.

Téhéran les accuse de servir les intérêts d’Israël et des Occidentaux.

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