Deuxième soldat français tué depuis le début de la guerre contre l'Iran fin février, un…
Un Casque bleu serbe tué dans le sud du Liban
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Un Casque bleu serbe a été tué dans le sud du Liban où des tirs de mortier ont atteint sa base, a annoncé jeudi la force de maintien de la paix qui a perdu sept hommes au total depuis le début de la guerre le 2 mars.
L’armée israélienne a accusé le Hezbollah d’être derrière cette attaque, qui s’est produite tard mercredi soir à Ibl al-Saqi.
Dans un communiqué, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a précisé que deux autres Casques bleus avaient été blessés.
Elle a ajouté qu’une enquête avait été ouverte, tout en appelant les autorités libanaises à procéder elles aussi à des investigations.
Selon le ministère serbe de la Défense, le sergent-chef Milovan Jovanovic a « reçu des soins médicaux d’urgence » sur la base de la Finul après avoir été blessé. Il a ensuite été « transporté par hélicoptère au Centre médical universitaire de Beyrouth, où il est décédé ».
Il s’agit du septième Casque bleu de la Finul tué depuis que le Liban a été entraîné début mars dans la guerre, après des tirs du Hezbollah pro-iranien contre Israël en représailles à l’offensive israélo-américaine lancée quelques jours plus tôt contre l’Iran.
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La Finul compte actuellement 7.500 Casques bleus, provenant d’une cinquantaine de pays.
Ils sont déployés dans le sud du Liban, le long de la Ligne bleue qui s’étend sur 120 kilomètres, traçant une frontière de facto entre le Liban et Israël.
Cette zone est le théâtre de combats depuis début mars, alors que l’armée israélienne a entrepris son incursion militaire la plus profonde au Liban depuis l’an 2000.
« La violence doit cesser », a exhorté la Finul.
Le 29 mars, un Casque bleu indonésien avait été tué après un tir sur une base de la Finul à Adchit Al Qusayr. Un de ses compatriotes, grièvement blessé, était mort quelques semaines plus tard.
Le 30 mars, deux autres soldats indonésiens de la Finul avaient été tués par une explosion ayant détruit leur véhicule près de Bani Hayyan, et deux autres blessés.
Selon les résultats d’une enquête préliminaire de l’ONU, un obus de char israélien est responsable de l’explosion fatale du 29 mars, et un engin explosif artisanal probablement posé par le Hezbollah est en cause à Bani Hayyan.
Dans l’attaque de mercredi, « l’analyse de la trajectoire des tirs montre clairement qu’ils ont été effectués par l’organisation terroriste du Hezbollah », a affirmé l’armée israélienne dans un communiqué.
Deux soldats français de la Finul ont en outre été tués dans une embuscade le 18 avril dans la région de Deir Kifa. Les autorités françaises et l’ONU ont attribué l’attaque au Hezbollah, qui a nié toute implication.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a recommandé lundi de maintenir des troupes onusiennes au Liban après le départ fin 2026 de la Finul, décidé en août dernier par le Conseil de sécurité, sous pression américaine.
