L'économie marocaine devrait enregistrer un taux de croissance de 3% en 2023, selon le Fonds…
Maroc: le FMI prévoit une croissance de 4,9% en 2026 malgré les chocs internationaux
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Le FMI prévoit une croissance de 4,9% pour le Maroc en 2026, confirmant la solidité de son économie malgré les tensions internationales.
Selon le dernier rapport sur les perspectives économiques mondiales publié en avril 2026 par le Fonds monétaire international, l’économie marocaine confirme sa résilience en affichant une croissance attendue de 4,9% en 2026, un niveau stable par rapport à 2025 et nettement supérieur à la moyenne régionale.
Une dynamique de croissance confirmée
Les données du FMI indiquent que cette performance s’inscrit dans la continuité de l’année précédente, au cours de laquelle le Maroc avait déjà enregistré une croissance de 4,9% en 2025. Cette dynamique est soutenue par plusieurs facteurs, notamment la bonne tenue de la production agricole, la reprise progressive de certains secteurs clés ainsi que la poursuite des investissements publics.
À moyen terme, la croissance devrait légèrement ralentir pour s’établir autour de 4,5% en 2027, traduisant une normalisation progressive après une phase de reprise soutenue.
Un contexte international sous tension
Le rapport souligne que l’économie mondiale évolue dans un environnement particulièrement incertain, marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Ces dernières ont entraîné une hausse significative des prix de l’énergie et des matières premières, affectant directement les pays importateurs comme le Maroc.
Dans ce contexte, le Royaume subit une dégradation de ses termes de l’échange, liée notamment à l’augmentation des coûts d’importation du pétrole et du gaz. Toutefois, cet impact reste contenu grâce à la diversification progressive de l’économie nationale et à la solidité de la demande intérieure.
Des équilibres macroéconomiques globalement maîtrisés
Les projections du FMI mettent en évidence une relative stabilité des principaux indicateurs économiques :
-Inflation modérée : après un niveau de 0,8% en 2025, elle devrait atteindre environ 1,3% en 2026, puis 1,6% en 2027
-Déficit du compte courant : estimé à 2,1% du PIB en 2025, il devrait se creuser à 3,1% en 2026 avant de se réduire légèrement à 2,9% en 2027
-Marché du travail : le taux de chômage devrait poursuivre sa baisse, passant de 13% en 2025 à 12,2% en 2026, puis à 11,3% en 2027
Ces indicateurs traduisent une gestion macroéconomique prudente, permettant au Maroc de préserver ses équilibres tout en soutenant la croissance.
Une performance supérieure à la moyenne régionale
Alors que la croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord devrait fortement ralentir à 1,1% en 2026, le Maroc se distingue par une performance nettement supérieure. Cette situation s’explique notamment par un impact indirect des tensions régionales, contrairement à certains pays directement affectés par le conflit.
Le rapport souligne également que le Maroc bénéficie d’un processus de diversification économique qui limite sa dépendance aux hydrocarbures, contrairement à plusieurs économies de la région.
Des défis structurels persistants
Malgré ces performances encourageantes, plusieurs défis demeurent. Le FMI insiste notamment sur la nécessité de :
-renforcer la création d’emplois, en particulier pour les jeunes
-améliorer la productivité
-accélérer les réformes structurelles
Le marché du travail reste en effet un enjeu majeur pour transformer la croissance économique en développement inclusif.
Des risques extérieurs à surveiller
Les perspectives économiques restent exposées à plusieurs risques, parmi lesquels :
-une hausse prolongée des prix de l’énergie
-un ralentissement économique en Europe, principal partenaire commercial du Maroc
-une aggravation des tensions géopolitiques
Dans un scénario défavorable, ces facteurs pourraient peser sur la croissance et accentuer les déséquilibres macroéconomiques.
Les recommandations du FMI
Pour consolider sa trajectoire économique, le FMI recommande au Maroc de :
-poursuivre les réformes structurelles
-renforcer les investissements dans les infrastructures et le capital humain
-améliorer le climat des affaires
-cibler efficacement les politiques sociales pour soutenir les populations les plus vulnérables
L’institution de Bretton Woods souligne également l’importance de maintenir une discipline budgétaire afin de préserver la soutenabilité des finances publiques.
Une économie résiliente mais sous vigilance
En définitive, les projections du FMI confirment que le Maroc fait preuve d’une résilience notable dans un environnement international incertain.
Si les fondamentaux économiques demeurent solides, la poursuite des réformes et une gestion prudente des risques seront déterminantes pour maintenir cette dynamique et renforcer la position du Royaume parmi les économies émergentes les plus stables.
