120 MMDH à capter: le Carrefour de la TPME place l’export au centre des débats (vidéo)

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TPME Export CGEM
La scène inaugurale de la 2e édition du Carrefour de la TPME, Casablanca 5 mai 2026

La 2e édition du Carrefour de la TPME a réuni ce mardi à Casablanca plusieurs acteurs de l’écosystème entrepreneurial pour réfléchir aux moyens de renforcer la présence des petites et moyennes entreprises marocaines sur les marchés internationaux.

Organisée par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), la 2e édition du Carrefour de la TPME s’est tenue ce mardi 5 mai à Casablanca. Dans son discours d’ouverture, le président du patronat, Chakib Alj, a expliquer le choix du thème «Oser l’export» en affirmé que «les entreprises qui exportent sont celles qui se développent». Il a ainsi rappelé que seules 6.000 entreprises marocaines exportent aujourd’hui, pour un chiffre d’affaires de 50 milliards de dirhams. Un nombre qu’il a jugé insuffisant au regard du potentiel du pays.

Selon lui, le Maroc dispose de la capacité d’exporter davantage, sans nécessiter de moyens colossaux, mais simplement en brisant le «plafond de verre» qui freine encore de nombreuses TPME. «Rien n’empêche les 95 % de petites entreprises à oser l’export », a-t-il déclaré, soulignant l’existence de corridors diplomatiques pour faciliter l’obtention des visas, l’accompagnement des instances publiques, et bien d’autres mécanismes existant dans ce sens.

Complémentarité et qualité

Cette seconde édition du Carrefour de la TPME a eu la particularité de mobiliser un grand nombre de TPME, mais également d’institutionnels, en l’occurrence le ministre délégué à l’Investissement, la Convergence et l’Evaluation des Politiques publiques (MICEPP), Karim Zidane, et le secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira.

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Dans son intervention, Karim Zidane a mis en lumière un certain nombre d’initiatives mises en place par l’État pour soutenir les petites entreprises dans leur démarche exportatrice. Il a notamment insisté sur la nécessité d’inscrire grandes et petites structures dans une logique de complémentarité, afin de renforcer la compétitivité globale. «Oser, c’est améliorer la qualité des produits, impliquer les jeunes et transformer le produit en marque», a souligné le responsable gouvernemental, mettant en avant l’importance de l’innovation et de la différenciation.

De son côté, Omar Hejira a rappelé que l’entreprise marocaine ne se limite pas aux grandes sociétés, mais englobe aussi les TPME et les coopératives. Il les a alors exhortées à saisir l’opportunité de l’exportation, en s’appuyant sur les programmes existants et sur les accords de libre-échange signés par le Maroc. «Ces accords nous propulsent sur un marché de 3 milliards de consommateurs», a-t-il souligné.

TPME: des marchés à conquérir

Le secrétaire d’État au Commerce extérieur a également mis en lumière un important potentiel inexploité: «Quelque 120 milliards de dirhams d’exportations restent à capter, dont 12 milliards rien qu’en Afrique.» Il a surtout appelé à diversifier les destinations, au-delà de l’Europe qui concentre encore 70 % des exportations marocaines.

Dans ce cadre, le programme Power Export, doté d’un fonds de 8 milliards de dirhams, a été présenté comme un levier majeur. Celui-ci prévoit des analyses rapides, un financement pouvant atteindre 1 million de dirhams, ainsi que des études sectorielles pour offrir des pistes concrètes aux entreprises.

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La rencontre a été enrichie par les témoignages de chefs d’entreprise ayant franchi le pas de l’export. Anwar Radi, président du Groupe Enosis, Ghalia Sebti, CEO d’Aït Manos, et Aziz Horani, deputy managing director de HPS, ont partagé leurs expériences, illustrant les opportunités mais aussi les défis de l’internationalisation. Leurs éclairages ont fait ressortir que rien ne s’oppose au développement international des entreprises, nonobstant qu’elles soient des PME ou des TPE. L’important est de briser les barrières psychologiques qui constituent un réel plafond de verre.

En définitive, cette deuxième édition du Carrefour de la TPME a mis en avant une conviction partagée: l’exportation n’est pas une option, mais une nécessité pour la croissance des petites entreprises marocaines. Entre volonté politique, dispositifs d’accompagnement et audace entrepreneuriale, le Maroc dispose des atouts pour transformer ses TPME en acteurs globaux.

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