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Pourquoi l’oignon espagnol domine les marchés marocains ?
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La flambée spectaculaire du prix de l’oignon local pousse de nombreux Marocains à se tourner vers l’importation espagnole. Moins cher, mais jugé moins savoureux, l’oignon ibérique s’impose comme une alternative dans les marchés du Royaume.
Dans les souks d’Agadir, Casablanca ou Marrakech, le constat est unanime : l’oignon marocain, notamment la variété très prisée «karkoub», se fait rare en cette fin de saison. Cette baisse de disponibilité a propulsé les prix à des niveaux jugés «irréels» par les consommateurs, atteignant 18 dirhams le kilogramme. Cette hausse soudaine a ouvert la voie à l’oignon espagnol, arrivé en masse grâce à une récolte record chez nos voisins du Nord.
Selon des sources médiatiques espagnoles et des témoignages recueillis par nos confères arabophones, l’oignon importé est vendu entre 8 et 10 dirhams le kilo, soit presque moitié moins cher que le produit national. Pour de nombreux foyers, la différence de prix est trop importante pour être ignorée, faisant de l’oignon espagnol l’option la plus accessible du moment.
Blancs, bronzés ou rouges, les oignons venus d’Espagne sont variés, mais leur succès commercial ne convainc pas tout le monde. Les producteurs marocains soulignent que le transport et la réfrigération altèrent parfois la fermeté et le goût du produit importé.
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« Le goût n’est pas comparable à celui de l’oignon local fraîchement récolté », affirment plusieurs professionnels. Mais dans un contexte de tension sur le pouvoir d’achat, cet argument pèse peu face à la réalité du portefeuille.
Une pénurie saisonnière en attendant l’été
Cette dépendance temporaire à l’importation s’explique par une réalité agricole : la fin du cycle de production de l’oignon local. Les volumes nationaux sont au plus bas, et il faudra attendre l’été pour que l’offre se reconstitue et que les prix se stabilisent.
En attendant, les producteurs espagnols — portés par une saison exceptionnelle et des prix bas à l’export — trouvent dans le marché marocain un débouché lucratif. Une situation qui met en lumière la fragilité des équilibres alimentaires face aux aléas climatiques, saisonniers et logistiques.
