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Sécheresse en Europe: le Maroc consolide ses positions sur le marché des produits frais
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Alors que l’agriculture européenne subit de plein fouet les effets de la sécheresse, le Maroc renforce ses exportations de fruits et légumes vers le Vieux continent. Une dynamique portée par des investissements stratégiques, mais qui interroge sur la gestion des ressources hydriques nationales.
Les températures élevées enregistrées dans plusieurs villes européennes, occasionnant des corollaires sur les ressources hydriques, rebat les cartes du commerce agricole. En effet, un rapport récemment publié par le média spécialisé EastFruit pointe le Maroc et l’Égypte comme les principaux bénéficiaires du bouleversement climatique sur le Vieux continent.
Cité par le média, l’analyste internationale Kateryna Zvereva souligne que le Royaume et le Pays des pharaons «ne rivalisent plus uniquement sur les coûts, mais aussi sur l’efficacité, les infrastructures et la stratégie d’exportation». Une montée en puissance qui se traduit par une progression notable dans certaines filières.
Concernant le Maroc plus particulièrement, EastFruit cite les exportations de tomates et de myrtilles vers l’Europe qui continuent d’augmenter, confirmant l’efficacité d’un modèle fondé sur l’irrigation modernisée, les cultures sous abri et une logistique renforcée.
Entre sécheresse et pression hydrique
Par ailleurs, le rapport rappelle que la proximité géographique avec l’Europe, le faible coût de la main‑d’œuvre et l’orientation exportatrice de la production constituent des atouts majeurs. Les fruits rouges, les tomates et les agrumes restent les filières les plus dynamiques.
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Cette position avantageuse n’occulte cependant pas la crise hydrique à laquelle le Maroc est exposé. «Même les grands pays exportateurs comme le Maroc sont confrontés à une pression croissante sur les ressources hydriques», avertit Kateryna Zvereva. Et de renchérir qu’«à long terme, les gagnants seront ceux qui amélioreront la productivité de l’utilisation de l’eau plus vite que le marché dans son ensemble».
Ainsi, si la sécheresse en Europe ouvre des opportunités commerciales pour le Maroc, elle met aussi en lumière un paradoxe : exporter davantage tout en affrontant une crise hydrique interne. Ce qui revient à placer la compétitivité future du pays sur sa capacité à concilier performance économique et durabilité des ressources.
