Startups MENA : le Maroc maintient sa place au T1

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Startups MENA Q1
Le Maroc se maintient 4e au T dans l'écosystème startups MENA

Le bilan des opérations de levées de fonds opérées par les startups de la zone Moyen‑Orient et Afrique du Nord (MENA) place le Maroc à sa traditionnelle quatrième place.

Les choses n’ont pas véritablement changé pour l’écosystème startup marocain au terme des trois premiers mois de l’année. En effet, selon le bilan présenté par Wamda, plateforme de veille sur les transactions des startups de la région, les fonds récoltés par les jeunes pousses du Royaume ont atteint 22,6 millions de dollars américains. De quoi lui permettre de conserver sa quatrième position. Dans le détail, cette cagnotte résulte de six deals réalisés sur la période, dont en tête les 15 millions levés en Série A par la Proptech Yakeey en début d’année.

Devant le Royaume, les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Égypte dominent le trio de tête. Locomotive de la région, les Émirats ont enregistré 46 deals pour un total de 625,8 millions de dollars. L’Arabie saoudite occupe la deuxième place avec 156,7 millions de dollars issus de 57 opérations.

Quant à l’Égypte, malgré son absence des radars tout le mois de mars, elle conserve la troisième place grâce aux 12 transactions menées sur les deux premiers mois, qui lui ont permis d’engranger 86 millions de dollars. Une performance notable dans un contexte difficile. Derrière le Maroc, les autres écosystèmes startups de la région apparaissent de manière plus diffuse, à l’exception du Bahreïn qui occupe la cinquième place avec 22 millions de dollars sur deux levées.

Startups MENA: tendances et perspectives

Par ailleurs, Wamda souligne une décroissance des investissements sur la période. Avec un montant total de 941 millions de dollars, le premier trimestre 2026 enregistre une contre‑performance de 21,5 % par rapport au trimestre précédent et une régression nette de 37 % en glissement annuel. En cause, le conflit armé en cours dans la région, générant perturbations et incertitudes, et alimentant un attentisme marqué tant chez les investisseurs que chez les innovateurs.

Sur le plan sectoriel, les Fintechs tiennent toujours le haut du pavé avec plus de 46 % des investissements. La Proptech suit avec 24,3 %, tandis que la Foodtech occupe la troisième position avec 6,4 %. Autres éléments pertinents de ce bilan : la part de la dette estimée à 11 % du total des financements, et les financements early‑stage représentant près d’un quart (24,8 %).

Lire aussi. Startups MENA : le Maroc s’impose à la 3e place devant l’Égypte

En définitive, dans un contexte loin d’être favorable aux investissements, l’écosystème des startups marocaines a su maintenir sa visibilité et rester sur les radars des investisseurs au cours du premier trimestre 2026. Alors qu’un vent d’optimisme souffle quant à une éventuelle fin des tensions dans la région, l’espoir d’une dynamique plus poussée au second semestre demeure bien présent.

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