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Démenti: l’interdiction de la culture de la pastèque maintenue à Tata
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La préfecture de la province de Tata a apporté un démenti formel et catégorique aux informations circulant récemment sur une éventuelle autorisation de la culture de la pastèque ou d’autres produits agricoles gourmands en ressources hydriques.
À Tata, les autorités montent au créneau. Face à une vague de rumeurs laissant entendre un possible retour de la culture de la pastèque et du melon dans la région, la préfecture a opposé un démenti catégorique. Dans un communiqué au ton ferme, l’administration territoriale affirme qu’aucune autorisation n’a été délivrée et que l’interdiction des cultures fortement consommatrices d’eau reste pleinement en vigueur.
Selon la préfecture, le cadre réglementaire adopté ces dernières années pour limiter l’expansion des cultures gourmandes en eau n’a fait l’objet d’«aucune modification». Elle rappelle également que les décisions en place demeurent contraignantes pour l’ensemble des acteurs agricoles, dans un territoire où la pression hydrique atteint désormais un niveau critique.
Une nappe phréatique sous tension
Les services techniques de l’État, qui ont récemment actualisé leurs études hydrologiques, dressent un constat préoccupant : la nappe phréatique de Tata est en situation de stress aigu. Les ressources disponibles suffisent à peine à couvrir les besoins en eau potable de la population, ainsi que ceux des cultures vivrières prioritaires. Dans ce contexte, relancer la culture du melon — connue pour son empreinte hydrique élevée — serait, selon les autorités, un risque majeur pour l’équilibre écologique déjà fragile de la région.
La préfecture met également en garde contre la propagation de fausses informations susceptibles d’encourager des comportements «irresponsables» et de compromettre l’avenir agricole du territoire. Et d’appeler les habitants et les acteurs locaux à la vigilance et à s’en tenir aux sources officielles pour éviter toute confusion.
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Pour rappel, le 19 novembre 2022, le gouverneur Salah Eddine Amal avait signé un arrêté encadrant strictement la culture du melon dans la province. Ce texte limitait les superficies autorisées à entre 0,5 et 1 hectare maximum, tout en interdisant toute plantation à proximité des stations de pompage d’eau potable, des zones d’alimentation en eau ou encore des abords de l’oued Drâa.
L’objectif était clair: préserver les ressources hydriques, garantir l’approvisionnement en eau potable et protéger les oasis de palmiers, déjà fragilisées par la succession d’années de sécheresse et la faiblesse des précipitations.
En réaffirmant l’interdiction des cultures hydrovores, la préfecture de Tata entend couper court à toute tentative de contournement et rappeler l’urgence d’une gestion responsable de l’eau. Dans une région où chaque goutte compte, la bataille pour la préservation de la ressource est devenue un enjeu vital — pour les habitants, pour l’agriculture, et pour l’avenir même des oasis.
