Véhicules électriques : le Maroc confirme sa montée en puissance, selon la CNUCED

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© Ernest Ojeh/Unsplash

Le Maroc confirme sa montée en puissance dans l’industrie des véhicules électriques. C’est ce que révèle le Rapport mondial sur l’investissement 2026 de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), qui met en lumière l’intégration croissante du Royaume dans les chaînes de valeur mondiales de cette filière stratégique.

Selon l’organisation onusienne, le Maroc figure désormais parmi les nouvelles destinations privilégiées des investisseurs internationaux dans le secteur, aux côtés du Brésil, de l’Inde, de l’Arabie saoudite et de la Thaïlande. Cette percée s’inscrit dans un mouvement global de diversification géographique des chaînes de production, porté par l’essor des technologies propres.

La CNUCED rappelle que cette performance est le fruit d’une stratégie industrielle déployée depuis plus de deux décennies. Du Pacte national pour l’émergence industrielle au Plan d’accélération industrielle, en passant par la Charte de l’investissement de 2022, le Maroc a bâti un écosystème automobile compétitif, tourné vers l’export, soutenu par des zones industrielles modernes, des incitations ciblées, un tissu de fournisseurs locaux et des programmes de formation adaptés.

Cette politique a notamment permis le lancement, en 2024, d’un projet de « gigafactory » de batteries dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Avec un investissement initial de 1,3 milliard de dollars, ce projet pourrait mobiliser jusqu’à 6,5 milliards à terme et porter sa capacité de production de 20 à 100 GWh. Une montée en puissance qui traduit l’ambition du Royaume de passer de l’assemblage automobile à la fabrication de cellules de batteries.

Les véhicules électriques renforcés par les gigafactories

Le rapport souligne également le rôle croissant du Maroc dans les technologies propres, profitant de la réorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et des investissements de grands groupes internationaux, notamment chinois, dans les batteries et la mobilité électrique.

Lire aussi. Industrie automobile : Le Maroc veut réduire sa dépendance à l’Europe d’ici 2030

Sur le plan des investissements directs étrangers (IDE), la progression est nette. En 2025, le Maroc a attiré 3,338 milliards de dollars d’IDE, contre 1,748 milliard un an plus tôt. Le stock d’investissements étrangers a atteint 80,8 milliards de dollars à la fin de 2025, confirmant la confiance des investisseurs dans le potentiel de l’économie marocaine.

À l’échelle mondiale, les flux d’IDE ont progressé de 6 % en 2025 pour atteindre 1 600 milliards de dollars, mettant fin à deux années de recul. La CNUCED avertit toutefois que cette reprise reste fragile et inégale selon les régions et les secteurs.

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