Le Maroc est entré, désormais, dans une situation de stress hydrique structurel, a affirmé, mercredi…
Stress hydrique au Maroc: quatre bassins hydrauliques sous la barre des 30%
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Alors qu’il frôlait les 50% à la mi-avril dernier, le taux de remplissage des barrages à l’échelle nationale se situe à 35.3% ce lundi 4 août. Pis, avec quatre bassins hydrauliques sous la barre des 30 %, le pays risque de subir un stress hydrique plus important.
En pleine vague de chaleur estivale, qui frappe en particulier l’intérieur et le sud-est du pays,, le Maroc fait face à une dégradation préoccupante des réserves en eau.
Selon les données officielles arrêtées ce lundi, le taux global de remplissage des barrages à travers le pays est tombé à 35,3%, représentant 5,920 milliards m³ d’eau stockée sur une capacité normale de 16,76 milliards m³.
Bien que cette proportion reste meilleure que celle de l’année dernière à la même date, à savoir 28,63%, il y a lieu de souligner que les pluies bienfaitrices de l’hiver et printemps derniers n’ont que partiellement atténué le déficit.
Autant dire que cette progression reste insuffisante pour écarter le risque d’un stress hydrique chronique, d’autant plus que la demande en eau – domestique et agricole – reste en forte hausse.
Quatre bassins dans la zone rouge, sous les 30 %
L’analyse des chiffres par bassin révèle une situation particulièrement alarmante dans quatre régions hydrauliques, où les niveaux de remplissage sont inférieurs au seuil critique des 30%:
· Oum Er-Rbia : 10,72 %
· Souss-Massa : 18,78 %
· Moulouya : 29,06 %
· Drâa – Oued Noun : 29,45 %
Ces zones sont les plus exposées aux conséquences du manque d’eau, notamment pour l’irrigation et l’alimentation des zones rurales. En revanche, les bassins du nord du pays conservent des niveaux de remplissage plus rassurants.
Les bassins les mieux lotis
Parmi les bassins les mieux approvisionnés, on compte Bouregreg avec 63 %, Loukkos avec 53,73 %, Guir-Ziz-Rheris avec 50,45 % et Tensift avec 44 %.
Ces résultats s’expliquent, en partie, par la mise en service de projets de transfert interbassins lancés l’été dernier, qui ont permis une meilleure gestion des ressources en eau.
Une chute accentuant le stress hydrique
En un mois, le Maroc a perdu plus de 2 points de taux de remplissage, passant de 38,01 % fin juin à 35,78 % fin juillet et près de 15 points comparé avec avril. Une tendance qui alimente les craintes de voir certaines zones rurales ou périurbaines confrontées à des pénuries estivales, en particulier dans les communes enclavées ou éloignées des grands axes.

Malgré les efforts en matière de sensibilisation à l’économie d’eau et les appels à une agriculture moins consommatrice, les autorités font face chaque été au défi de garantir un accès suffisant à l’eau potable et à l’irrigation, dans un contexte de réchauffement climatique accentuant l’évaporation et les pertes en surface.
