Omar Hilale : « Le Maroc peut faire de l’IA un outil de soft power » (vidéo)

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IA : Omar Hilale positionne le Maroc comme futur hub d’influence et de souveraineté numérique
Omar Hilale durant sa keynote au Gitex, a démontré le soft power que représente l'IA. DR

En marge d’un panel de haut niveau organisé lors du GITEX Africa Morocco, Omar Hilale, Représentant permanent du Maroc auprès des Nations Unies, a exposé la vision stratégique du Royaume en matière d’intelligence artificielle (IA), mettant en avant une ambition à la fois nationale et continentale.

Lors de son intervention, le diplomate a insisté sur l’orientation impulsée par le Roi Mohammed VI, visant à positionner le Maroc à l’avant-garde des transformations technologiques mondiales.

« Nous avons une vision royale. Nous voulons que le Maroc soit à la pointe des nouvelles technologies, à la pointe du développement international, et qu’il prenne son destin en main », a-t-il déclaré.

Dans cette optique, l’intelligence artificielle est perçue comme un levier stratégique pour renforcer la souveraineté nationale, tout en permettant au Royaume de s’affirmer comme un acteur clé sur la scène africaine.

L’IA comme instrument de soft power continental

Au-delà de son usage économique et technologique, l’IA est également envisagée comme un outil d’influence. Le Maroc ambitionne ainsi de mobiliser cette technologie pour accompagner les pays africains et contribuer à leur développement.

L’objectif est double :

  • consolider une industrie nationale de l’IA
  • projeter un soft power technologique au service du continent

Cette approche s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, où le Royaume se positionne comme un catalyseur de développement et de partage d’expertise.

Une implication active dans la gouvernance mondiale de l’IA

Omar Hilale a également souligné la participation active du Maroc aux discussions internationales sur la régulation de l’intelligence artificielle, notamment dans le cadre des Nations Unies et de forums internationaux organisés à Londres, Paris et New Delhi.

Ces initiatives visent à :

  • encadrer l’usage de l’IA
  • prévenir les dérives éthiques et sécuritaires
  • préserver l’innovation et la créativité

« Un pays seul ne peut pas réussir », a-t-il insisté, mettant en avant la nécessité d’une coopération internationale cohérente face à une technologie aux implications globales.

Trouver l’équilibre entre innovation, sécurité et libertés

Face aux divergences de visions entre grandes puissances — entre protection des libertés, impératifs de sécurité et promotion de l’innovation — le Maroc entend jouer un rôle de médiateur.

« Le Maroc, grâce à ses compétences humaines, est capable de trouver un équilibre entre toutes les contraintes et toutes les visions », a affirmé le diplomate.

Cette posture de pont entre différentes approches conforte l’image d’un pays capable de dialoguer avec divers partenaires et de proposer des solutions équilibrées.

Une ambition structurée pour l’Afrique

Au-delà du discours, le Maroc dispose déjà de bases solides pour concrétiser cette ambition :

  • une feuille de route nationale en matière d’IA
  • des infrastructures technologiques en développement
  • une volonté de lancer des initiatives panafricaines

L’objectif est de renforcer les capacités locales, de favoriser le transfert de compétences et de positionner le Royaume comme un acteur crédible dans la certification et la gouvernance de l’IA à l’échelle continentale.

Vers un positionnement stratégique durable

À travers cette vision, le Maroc s’inscrit dans une trajectoire claire : faire de l’intelligence artificielle un levier de développement interne et un outil d’influence externe.

Lire aussi: IA : le Maroc capable de jouer un rôle de catalyseur du multilatéralisme, selon Omar Hilale

Cette ambition nécessitera toutefois :

  • des investissements continus
  • le développement du capital humain
  • le renforcement des infrastructures numériques

En définitive, les propos d’Omar Hilale traduisent une volonté affirmée de positionner le Maroc comme un acteur central dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle, à la croisée des enjeux technologiques, économiques et diplomatiques.

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