Le ministre espagnole des Affaires étrangères José Manuel Albares s'est prononcé lundi pour la première…
Douanes de Sebta et Melilia: Albares met fin à la polémique
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Alors que l’extrême droite espagnole tente d’exploiter la réduction temporaire du trafic de marchandises aux postes-frontières de Sebta et Melilia pour alimenter une nouvelle polémique contre le Maroc, le chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares, a apporté un démenti officiel et ferme.
Depuis la ville de Santander, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Sánchez a tenu à préciser que «les douanes entre l’Espagne et le Maroc ne sont pas fermées de manière définitive», appelant à ne pas céder aux interprétations erronées ou malveillantes.
Dans des déclarations relayées par plusieurs médias espagnols, Albares a expliqué que la réduction ou la suspension temporaire du flux de marchandises aux frontières terrestres avec les présides occupés a été convenue avec le Maroc dans le cadre d’un réaménagement logistique priorisant le passage des voyageurs durant l’opération «Marhaba», dite « Traversée du Détroit » de l’autre rive de la Méditerranée.
Il a insisté sur le fait que les autorités douanières des deux pays maintiennent un dialogue constant afin de garantir une coordination optimale des flux de marchandises et de personnes. «Une fermeture définitive des douanes n’est pas envisagée, ni même concevable. Elle ne saurait être décidée unilatéralement ou en dehors du cadre de la coopération bilatérale», a souligné le ministre.
Une mise au point face aux discours hostiles à Rabat
En creux, le chef de la diplomatie espagnole adresse un message politique clair à certains partis et formations de droite espagnols qui cherchent, selon lui, à instrumentaliser chaque ajustement technique pour semer la discorde dans les relations hispano-marocaines.
Il déplore notamment les lectures erronées ou mal intentionnées qui cherchent à faire croire à une crise imminente entre Rabat et Madrid, alors que les deux capitales poursuivent un processus de normalisation approfondie depuis 2022, après le soutien espagnol au plan d’autonomie marocain pour le Sahara.
Albares réaffirme ainsi l’engagement de son gouvernement en faveur de la stabilité et du partenariat stratégique avec le Maroc, rappelant que la coopération bilatérale — qu’elle soit migratoire, sécuritaire ou commerciale — a atteint des niveaux sans précédent.
Grande-Marlaska critique l’extrême droite
De son côté, le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a vivement critiqué ce lundi le rôle du parti Vox dans les violences survenues ces derniers jours dans la ville de Torre Pacheco, dans la région de Murcie, où des actes de violence ont visé des migrants, notamment des Marocains.
Affrimant que des groupes organisés ont été mobilisés suite à un incident impliquant un migrant, le ministre a accusé la formation de Santiago Abascal d’alimenter une haine raciste par des discours mensongers.
Dans une interview à l’émission « Hoy por Hoy » sur Cadena SER, relayée par Europa Press, Grande-Marlaska a directement accusé Vox d’être à l’origine d’une rhétorique « mensongère et simpliste » qui aurait « encouragé des actions hors-la-loi ».
Il a notamment cité les propos du parti sur « l’immigration criminelle » qui « vole la paix et la prospérité », estimant que ce type de discours attise les tensions raciales et légitime les violences. « C’est la faute de Vox, et c’est la faute des discours comme ceux de Vox », a martelé le ministre, précisant qu’aucun lien n’existe entre criminalité et immigration, selon les statistiques officielles de son ministère.
