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Alger rapatrie 37 Marocains au poste-frontière de Zouj Beghal
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Le processus de rapatriement des ressortissants marocains retenus en Algérie se poursuit. Mardi 31 mars 2026, une nouvelle vague de 37 jeunes a regagné le Royaume via le passage frontalier terrestre de Zouj Bghal, illustrant l’urgence humanitaire qui entoure ce dossier complexe.
Cette remise, confirmée par l’Association marocaine d’aide aux migrants en situation difficile (AMSAD), constitue la troisième opération du genre depuis le début de l’année civile. Les 37 jeunes hommes, accueillis par leurs familles à leur arrivée, sont originaires de diverses régions du pays, notamment d’Oujda, Nador, Tanger, Fès et Meknès.
La réouverture ponctuelle de ce poste-frontière, pourtant fermé officiellement, souligne la nécessité de maintenir un canal humanitaire pour ces candidats à la migration dont le parcours s’est arrêté en territoire voisin.
Plus de 550 dossiers sous haute surveillance
L’AMSAD effectue un suivi rigoureux de cette crise silencieuse. Les chiffres communiqués révèlent l’ampleur de la tâche :
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550 dossiers de Marocains détenus ou portés disparus sont actuellement actifs.
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120 personnes sont en cours de procédure de rapatriement imminent.
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Certaines peines de prison signalées par l’association sont particulièrement lourdes, dépassant parfois dix ans d’enfermement.
Ces profils varient entre la simple rétention administrative en attente d’expulsion et des condamnations judiciaires plus complexes, nécessitant une coordination accrue entre les acteurs de la société civile et les autorités.
Face à cette situation, l’association multiplie les initiatives de plaidoyer. Elle a récemment adressé une correspondance officielle aux autorités algériennes pour solliciter une amnistie générale en faveur des détenus marocains. Cette démarche s’accompagne d’une volonté de saisir les ministères de tutelle pour accélérer les libérations, incluant dans cette dynamique de solidarité les migrants originaires d’Afrique subsaharienne également bloqués.
Le drame persistant des disparus et des dépouilles
Au-delà des vivants, l’association porte la voix des familles endeuillées. Elle réitère son appel pressant pour la restitution des dépouilles de ressortissants marocains décédés en Algérie. Actuellement, plusieurs corps sont toujours conservés dans les morgues de Tlemcen et d’Oran. L’objectif est de permettre aux familles d’exercer leur droit au deuil et d’organiser des obsèques dignes sur le sol national, mettant fin à une attente souvent insoutenable.
