Resté en stand-by pendant plusieurs décennies, le projet de l’Avenue Royale à Casablanca est enfin…
Avenue Royale à Casablanca: tous les détails sur un projet imaginé par Feu Hassan II
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Le conseil de la ville de Casablanca a adopté, à l’unanimité moins une voix, la convention visant à accélérer la réalisation du chantier historique de l’Avenue Royale, initié il y a plus de quarante ans par Feu Hassan II.
Cette décision a été prise lors d’une session extraordinaire tenue ce mardi 2 septembre, sur instructions du wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, et présidée par la maire de la ville, Nabila Rmili. A l’ordre du jour: la relance de ce projet emblématique pour en définir les bases et les contours.
Doté d’une enveloppe budgétaire de 2 milliards de dirhams et s’étendant sur une superficie de 50 hectares, ce projet a pour ambition de relier la mosquée Hassan II au centre-ville.
Sa livraison est prévue dans trois ans, de manière à ce qu’il soit opérationnel avant la Coupe du monde 2030. Selon la présidente du conseil communal, ce chantier constituera un tournant majeur en matière d’infrastructures pour la métropole. Elle a rappelé que la convention a été élaborée sous la supervision du ministère de l’Intérieur, tout en précisant que, contrairement à ce que pourrait laisser penser son intitulé, le projet ne se limite pas à la médina et à l’Avenue Royale.
Il s’étendra également au quartier Nassim, appelé à devenir un pôle urbain de référence grâce à l’implantation de la plus grande gare de TGV, ainsi qu’une station de RER. Ce quartier accueillera par ailleurs les familles de la médina qui seront relogées dans le cadre du projet.

A cette occasion, Nabila Rmili a aussi annoncé que la commune de Casablanca a récupéré la propriété foncière du marché Lekriaa et du Souk Laayoune, auparavant gérés par la société d’aménagement Sonadac.
De son côté, Mustapha Lhaya, membre du conseil de la ville de Casablanca a déclaré à H24info que le projet se distingue par une recherche d’équilibre, notamment à travers le relogement des familles de la médina vers le quartier Nassim 2, sous la supervision de la société Casablanca Iskane & Équipements (CIE) chargée de cette opération.
Il a par ailleurs rappelé que les blocages antérieurs étaient liés à des problèmes de gouvernance, à un manque de transparence lors du lancement initial, ainsi qu’à l’absence d’un programme clair de relogement et d’aides. L’élu a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse qui ne se limite pas aux habitants de la médina, mais englobe également les petits commerçants dont l’activité représente la seule source de revenus. Toutefois, il a critiqué la rapidité avec laquelle certaines conventions ont été mises en place, sans réelle concertation.
Plusieurs élus ont, pour leur part, salué ce projet d’envergure, tout en appelant à préserver la dignité des familles concernées par le relogement. Ils ont insisté sur l’importance de prendre en considération les aspects sociaux et psychologiques de cette transition, rappelant que de nombreuses familles et artisans vivent dans la médina depuis plusieurs décennies. Ils ont également souligné que l’ambition de doter Casablanca d’infrastructures stratégiques de plusieurs milliards de dirhams ne doit pas se faire au détriment des populations les plus vulnérables.
