Corruption: le «numéro vert» fait tomber un président de commune

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Le tribunal de première instance de Casablanca . Crédit: DR

Le tribunal de première instance d’Imintanout a reporté, lundi 9 février, le procès du président de la commune Nfifa. Poursuivi pour corruption et abus de pouvoir après un flagrant délit orchestré par le parquet, l’élu passera une semaine de plus en détention avant de faire face aux juges.

La chambre correctionnelle du tribunal de première instance d’imintanout a décidé, lundi 9 février 2026, de reporter au 16 février le procès du président de la commune de Nfifa, dans la province de Chichaoua, poursuivi pour des faits présumés de corruption et d’abus de pouvoir.

Ce report, qui vise à permettre à la défense de préparer ses arguments juridiques avant l’ouverture des débats, intervient alors que l’affaire suscite un vif intérêt local, en raison du profil de l’élu mis en cause et de la nature des accusations portées contre lui.

Le maire de Nfifa, affilié au Parti de l’authenticité et de la modernité (PAM) et employé par ailleurs à la commune de Kouzemt, avait été placé en garde à vue prolongée avant d’être déféré devant le parquet. Il a été entendu par un substitut de la procureure du Roi, qui a ensuite demandé l’ouverture d’une enquête approfondie.

Signalement via le “numéro vert”

Le 2 janvier dernier, le juge d’instruction près le tribunal d’Imintanout avait ordonné son placement en détention préventive à la prison locale de l’Oudaya , en attendant l’instruction détaillée du dossier. Selon les éléments disponibles, l’interpellation de l’élu a été menée à Marrakech par la brigade régionale de la Gendarmerie royale, dans le cadre d’un piège policier monté en coordination avec les autorités judiciaires.

Lire aussi. Corruption et abus de confiance: vaste enquête judiciaire au port de Tanger-Ville

L’affaire a éclaté à la suite d’une plainte déposée par un citoyen auprès de la Présidence du ministère public via le numéro vert dédié à la dénonciation des faits de corruption. Le plaignant a affirmé que l’élu lui aurait réclamé une somme d’argent en échange de la délivrance d’une autorisation de raccordement aux réseaux d’eau et d’électricité.

Ce type de signalement, devenu courant ces dernières années, a permis de déclencher plusieurs enquêtes visant des responsables publics soupçonnés de corruption ou d’abus de pouvoir.

La prochaine audience, prévue le 16 février, devrait permettre d’examiner en détail les faits reprochés au président de la commune et d’entendre les premières plaidoiries.

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