Espagne: Sánchez dément toute « corruption généralisée » autour du gouvernement et du PSOE

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Pédro Sanchez, Premier ministre espagnol
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'exprime lors d'une conférence de presse à Pékin le 14 avril 2026, après une rencontre avec le président chinois Xi Jinping. © AFP

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a démenti mercredi toute « corruption généralisée » autour de son gouvernement de gauche et du parti socialiste (PSOE), deux jours après la condamnation de son ex-ministre des Transports et au moment où s’accumulent les affaires judiciaires dans son entourage.

« Certains acteurs politiques et médiatiques essaient de tout mélanger, pour tout mettre sur le même plan et ainsi embrouiller les gens (et) créer un sentiment de corruption généralisée qui, je vous le dis, n’existe pas », a-t-il déclaré dans un discours solennel devant les députés.

« Je n’ai jamais été au courant, ni toléré aucune de ces pratiques », a assuré le leader socialiste de 54 ans, défendant l’action de son gouvernement contre la corruption depuis son arrivée au pouvoir en 2018.

Cette année-là, il était arrivé au pouvoir après une motion de censure qui avait fait tomber le gouvernement de droite d’alors, du conservateur Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption.

« Nous sommes très sereins », a encore assuré Pedro Sánchez dans son discours interrompu à plusieurs reprises par des railleries de l’opposition de droite et d’extrême, reconnaissant toutefois que l’exécutif et le PSOE, qu’il dirige depuis 2017, n’étaient « pas parfaits », « pas infaillibles ».

Les enquêtes judiciaires touchant son entourage se sont accumulées ces dernières semaines.

Dernier événement en date, la condamnation lundi à 24 ans de prison de son ancien ministre des Transports et bras droit en politique, José Luis Ábalos, pour corruption.

lire aussi. Espagne: l’ex-bras droit de Pedro Sánchez condamné à 24 ans de prison pour corruption

Samedi, c’était la femme du chef du gouvernement, Begoña Gómez, qui s’était vue désormais interdire de quitter l’Espagne dans le cadre d’une enquête la visant pour trafic d’influence, le juge Juan Cuarlos Peinado en charge des investigations disant craindre sa fuite à l’étranger avant son procès.

Ces « mesures conservatoires (…) dépassent toutes les limites du raisonnable », a tonné Pedro Sánchez mercredi dans l’hémicycle.

En parallèle de ces deux dossiers embarrassants pour l’actuel Premier ministre espagnol, son frère attend son jugement dans une affaire pour trafic d’influence et son mentor en politique, José Luis Rodríguez Zapatero, ancien chef de gouvernement (2004-2011), est inculpé pour trafic d’influence dans une affaire concernant le sauvetage par l’Etat d’une petite compagnie aérienne durant la pandémie de Covid-19.

Le prêt de 53 millions d’euros d’argent public accordé à la compagnie Plus Ultra « l’a été conformément à la loi », a assuré mercredi Pedro Sánchez, le qualifiant de « légitime ».

L’opposition réclame la démission du chef du gouvernement, d’autant que des révélations ont éclaté fin mai concernant une officine présumée chargée au sein du PSOE d’interférer dans toutes ces affaires. Le dirigeant socialiste a répété n’avoir « jamais » eu connaissance d’une telle cellule.

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