Le chef du Gouvernement Aziz Akhannouch a tenu, lundi à Rabat, des réunions avec les…
Enseignement supérieur : Akhannouch fait le point sur les avancées et les projets structurants
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Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a présidé à Rabat une réunion consacrée au suivi de la réforme du système de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, mettant en lumière les progrès réalisés et les projets structurants à venir.
Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a présidé, mercredi à Rabat, une réunion dédiée au suivi de la mise en œuvre de la réforme du système de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation.
Cette rencontre a permis d’évaluer les avancées réalisées et d’examiner les projets structurants futurs, dans le cadre des efforts visant à construire une université marocaine d’excellence, conformément aux Hautes Directives de Mohammed VI, indique un communiqué de la Chefferie du gouvernement.
Un budget renforcé pour soutenir la réforme
À l’ouverture de la réunion, Aziz Akhannouch a souligné que cette réforme constitue un pilier stratégique pour le développement du capital humain et un levier essentiel pour le développement global du pays.
Le Chef du gouvernement a rappelé que l’exécutif a augmenté de 30 % le budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation entre 2021 et 2025.
Cette hausse budgétaire a permis :
-de renforcer les effectifs des enseignants et du personnel administratif,
-d’améliorer leur situation sociale,
-d’augmenter la capacité d’accueil des universités,
-et d’améliorer l’accessibilité des établissements universitaires.
De nouveaux projets structurants
La réunion a également été l’occasion d’examiner plusieurs projets structurants, notamment la réorganisation de la carte universitaire publique, afin de garantir une meilleure équité territoriale.
Parmi les projets annoncés figure la création d’une faculté de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire à Kénitra, destinée à renforcer l’offre de formation dans la région et à réduire la pression sur la faculté de médecine et de pharmacie de Rabat.
Renforcement de l’hébergement universitaire
Le gouvernement prévoit également de développer l’offre de logement universitaire à travers des partenariats entre les secteurs public et privé.
Cinq projets ont déjà été lancés dans les villes universitaires d’Agadir, d’El Jadida, d’Oujda, de Nador et de Béni Mellal.
Ces projets permettront de créer 11.000 nouveaux lits, tandis qu’une seconde phase devrait être lancée en avril prochain avec une capacité supplémentaire de 100.000 lits.
Une attractivité universitaire en hausse
Les indicateurs présentés lors de la réunion montrent une progression de l’attractivité du système universitaire marocain.
Le nombre total d’étudiants a ainsi augmenté de 4,8 % par rapport à l’année précédente, dépassant 1,3 million d’inscrits dans les universités.
Modernisation de la gouvernance et innovation pédagogique
La réunion a également abordé l’harmonisation du cadre juridique avec la loi-cadre 51.17, ainsi que l’adoption de nouveaux textes réglementaires.

Les responsables ont aussi présenté la plateforme d’apprentissage des langues “Elogha-sup”, développée par une équipe marocaine et destinée aux universités. Cette plateforme propose l’apprentissage de l’anglais, du français, de l’espagnol, de l’arabe et de la langue amazighe.
Développement de nouvelles filières
Dans le cadre de la réforme pédagogique, 10.841 nouvelles places de formation ont été ouvertes dans les filières de santé afin de renforcer les ressources humaines du secteur à l’horizon 2030.
Par ailleurs, 20.404 places pédagogiques ont été créées pour la formation des enseignants du primaire et du secondaire. 27.190 nouveaux étudiants ont intégré les filières numériques dans les universités publiques dans le cadre du programme visant à renforcer les compétences digitales d’ici 2027.
La réforme prévoit également la création de 366 nouvelles filières universitaires, ainsi que le développement de passerelles entre disciplines afin d’offrir davantage de flexibilité aux étudiants et de réduire le taux d’abandon universitaire.
