Rentrée 2025-2026: « il faut sauver l’école publique », le cri du coeur des parents

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La Confédération nationale des associations des parents d’élèves au Maroc, section Casablanca-Settat, a attiré l’attention de l’opinion publique sur la situation alarmante de l’enseignement dans la région.

Dans un communiqué officiel, la section Casablanca-Settat de la Confédération nationale des associations des parents d’élèves au Maroc dit suivre avec préoccupation « l’aggravation des dysfonctionnements » qui minent le système éducatif régional, principalement au niveau des établissements publics. Les parents d’élèves se disent particulièrement insatisfaits des résultats obtenus au baccalauréat 2024-2025, jugés en deçà des attentes et du potentiel de la région.

La Confédération a, dans ce cadre, pointé du doigt le manque criant en enseignants, administrateurs et inspecteurs, ainsi que l’encombrement des classes, qui accueillent parfois plus de 45 élèves. Elle dénonce aussi la précarité des infrastructures: salles de cours délabrées, manque d’eau et d’électricité, insuffisance des sanitaires et absence de clôtures. Sans oublier la dégradation des services de propreté, de surveillance et de sécurité autour des écoles.

S’agissant du préscolaire, le communiqué déplore qu’il soit confié dans de nombreux cas à des associations à vocation essentiellement gestionnaire, peu outillées pour assurer une mission éducative de qualité. Elle rejette, par la même occasion, toute orientation vers la privatisation du préscolaire et réclame son intégration complète dans l’enseignement public.

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Pour faire face aux dysfonctionnements, la Confédération appelle à des mesures urgentes. Il s’agit de remplacer urgemment les enseignants absents ou mutés pour éviter toute perte d’heures de cours, pourvoir sans délai les postes vacants de direction et d’inspection, mettre en place des constructions solides, élargir les établissements existants et en ériger de nouveaux afin de réduire la surcharge des classes. Elle insiste également sur l’amélioration du transport scolaire en termes de capacité et de qualité.

Le communiqué recommande en outre la généralisation du soutien scolaire institutionnel, afin de lutter contre les cours particuliers qui aggravent les inégalités sociales, ainsi qu’un contrôle strict du secteur privé afin de garantir l’équité entre les deux secteurs.

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Elle rappelle enfin que l’équité et la justice éducatives doivent rester des priorités, en refusant toute disparité entre zones urbaines et rurales concernant les horaires scolaires. Elle plaide ainsi pour la généralisation de l’horaire le plus adapté, le renforcement de l’enseignement de l’amazighe, le développement de l’éducation inclusive avec des ressources spécialisées, ainsi que l’arrêt de la fusion des classes qui nuit à la qualité de l’apprentissage.

Pour conclure, la Confédération nationale des associations des parents d’élèves au Maroc, section Casablanca-Settat, interpelle les autorités concernées — ministère de l’Éducation nationale, académie régionale, directions provinciales, collectivités locales et acteurs associatifs — afin qu’elles assument collectivement leurs responsabilités. Elle invite également les syndicats à rechercher des alternatives aux grèves, permettant de concilier la défense des droits des enseignants et la protection du temps scolaire des élèves, condition clé pour réussir la prochaine rentrée.

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