Abdellah Bouanou, président du groupe Justice et développement (PJD) à la Chambre des représentants, a…
Elections 2026: Bouanou appelle le ministère de l’Intérieur à lancer les concertations
Publié le
Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti justice et développement (PJD), a appelé à l’ouverture urgente des préparatifs pour les élections législatives de 2026.
Cette déclaration a été faite lors de son intervention à la réunion de la Commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives, tenue ce mardi 6 mai. La séance était consacrée à l’examen du projet de loi n°14.25 modifiant et complétant la loi n°47.06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales.
En présence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, Bouanou a plaidé pour un démarrage anticipé des concertations électorales, estimant qu’un tel calendrier favoriserait l’égalité des chances entre les différentes formations politiques. Il a mis en garde contre des tentatives précoces d’instrumentalisation de la Coupe du monde 2030 à des fins électoralistes, soulignant la nécessité d’instaurer un climat de transparence et d’équité dans le processus électoral.
Fiscalité locale: un système à bout de souffle
Sur le volet fiscal, Bouanou a fustigé l’obsession médiatique autour des poursuites judiciaires visant certains élus locaux. Tout en reconnaissant que certains méritent les condamnations prononcées à leur encontre, il a souligné que de nombreux élus intègrent les conseils territoriaux non pour servir l’intérêt général, mais pour assouvir des intérêts personnels et s’enrichir.
Il a rappelé que le budget des collectivités territoriales ne dépasse pas 40 milliards de dirhams, une part modeste face au budget général de l’État estimé à 400 milliards de dirhams. Et de dénoncer le déséquilibre d’attention entre les collectivités locales et d’autres institutions publiques, appelant à lutter contre la corruption quelle qu’en soit la source.
Qui doit recouvrer les taxes locales?
Dans ce cadre, Bouanou a proposé d’exonérer les élus locaux et leurs administrations de la mission de recouvrement des impôts et taxes, mettant en avant le manque de moyens et l’absence de mécanismes d’incitation comparables à ceux du ministère des Finances. Il a alors suggéré la création d’un ministère délégué auprès du ministère de l’Intérieur dédié exclusivement à cette tâche.
Enfin, critiquant la lenteur et l’approche fragmentée de la réforme de la fiscalité locale, le député islamiste a plaidé pour une refonte ambitieuse et cohérente du système fiscal local. Centrée principalement sur la taxe foncière et la taxe économique, celle-ci vise à simplifier la gestion et réduire la multiplicité des intervenants.
