Elections 2026: Bouanou appelle le ministère de l’Intérieur à lancer les concertations

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Élections de 2026 : Bouanou presse l’Intérieur et fustige l’instrumentalisation du Mondial
Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire Justice et Développement (PJD) lors d'une réunion de la Commission de la justice, de la législation et des droits de l’Homme, le mardi 11 mars 2025. © DR 

Abdellah Bouanou, président du groupe parlementaire du Parti justice et développement (PJD), a appelé à l’ouverture urgente des préparatifs pour les élections législatives de 2026.

Cette déclaration a été faite lors de son intervention à la réunion de la Commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives, tenue ce mardi 6 mai. La séance était consacrée à l’examen du projet de loi n°14.25 modifiant et complétant la loi n°47.06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales.

En présence du ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, Bouanou a plaidé pour un démarrage anticipé des concertations électorales, estimant qu’un tel calendrier favoriserait l’égalité des chances entre les différentes formations politiques. Il a mis en garde contre des tentatives précoces d’instrumentalisation de la Coupe du monde 2030 à des fins électoralistes, soulignant la nécessité d’instaurer un climat de transparence et d’équité dans le processus électoral.

Fiscalité locale: un système à bout de souffle

Sur le volet fiscal, Bouanou a fustigé l’obsession médiatique autour des poursuites judiciaires visant certains élus locaux. Tout en reconnaissant que certains méritent les condamnations prononcées à leur encontre, il a souligné que de nombreux élus intègrent les conseils territoriaux non pour servir l’intérêt général, mais pour assouvir des intérêts personnels et s’enrichir.

Il a rappelé que le budget des collectivités territoriales ne dépasse pas 40 milliards de dirhams, une part modeste face au budget général de l’État estimé à 400 milliards de dirhams. Et de dénoncer le déséquilibre d’attention entre les collectivités locales et d’autres institutions publiques, appelant à lutter contre la corruption quelle qu’en soit la source.

Qui doit recouvrer les taxes locales?

Dans ce cadre, Bouanou a proposé d’exonérer les élus locaux et leurs administrations de la mission de recouvrement des impôts et taxes, mettant en avant le manque de moyens et l’absence de mécanismes d’incitation comparables à ceux du ministère des Finances. Il a alors suggéré la création d’un ministère délégué auprès du ministère de l’Intérieur dédié exclusivement à cette tâche.

Enfin, critiquant la lenteur et l’approche fragmentée de la réforme de la fiscalité locale, le député islamiste a plaidé pour une refonte ambitieuse et cohérente du système fiscal local. Centrée principalement sur la taxe foncière et la taxe économique, celle-ci vise à simplifier la gestion et réduire la multiplicité des intervenants.

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