Le Sénat américain intensifie les initiatives pour classer le Polisario organisation terroriste, avec un soutien…
États-Unis: l’élue républicaine Elise Stefanik soutient le projet de classement du Polisario comme organisation terroriste
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La pression politique s’accentue à Washington autour du dossier du Polisario. Après plusieurs initiatives à la Chambre des représentants, le Sénat américain renforce à son tour ses efforts pour examiner la possibilité de classer le mouvement soutenu par l’Algérie comme organisation terroriste étrangère. La dynamique gagne en ampleur, portée par un nombre croissant d’élus républicains et, dans certains cas, démocrates.
À la Chambre des représentants, la républicaine de New York Elise Stefanik a rejoint les neuf co‑signataires soutenant un projet de loi demandant au Département d’État d’évaluer la désignation du Polisario comme organisation terroriste. Cette initiative s’inscrit dans une série de démarches visant à durcir la position américaine vis‑à‑vis du mouvement.
Au Sénat, le républicain de Pennsylvanie David McCormick a officiellement rejoint le projet de loi intitulé Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026, introduit le 13 mars 2026. Il s’ajoute aux sénateurs Ted Cruz, Rick Scott et Tom Cotton, déjà engagés dans cette initiative. Le texte bénéficie d’un soutien politique croissant, signe d’un intérêt bipartisan pour ce dossier sensible lié au Sahara.
Le projet de loi demande au Département d’État de produire un rapport détaillé sur d’éventuelles relations entre le Polisario et l’Iran. Les sénateurs souhaitent notamment éclaircir la question de possibles transferts de drones, de technologies de surveillance ou de coopération militaire. Ils évoquent également des liens potentiels avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique et le Hezbollah, dans un contexte régional marqué par l’instabilité au Sahel. Ted Cruz affirme que « le régime iranien tente de transformer le Front Polisario en équivalent des Houthis en Afrique de l’Ouest ».
Si ces éléments venaient à être confirmés, le texte prévoit de classer le Polisario comme organisation terroriste étrangère (FTO) et entité terroriste mondiale (SDGT). Une telle désignation entraînerait le gel des avoirs, l’interdiction de déplacement et la criminalisation de tout soutien matériel ou financier au mouvement.
Cette offensive législative s’inscrit dans une stratégie coordonnée entre les deux chambres du Congrès. À la Chambre des représentants, un projet similaire est porté par Joe Wilson et Jimmy Panetta, avec le soutien d’élus tels que Don Bacon et Claudia Tenney. Pour la première fois, les deux chambres avancent de manière convergente sur ce dossier.
Le projet de loi S.4063 impose au Secrétaire d’État de remettre un rapport au Congrès dans un délai de 180 jours. Celui‑ci devra évaluer l’existence de transferts d’armes, de drones, de systèmes de défense ou d’échanges de renseignements avec des acteurs liés à l’Iran.
Si le texte venait à être adopté, il pourrait marquer un tournant majeur dans la position américaine vis‑à‑vis du Polisario, avec des répercussions directes sur l’équilibre régional. L’Algérie, principal soutien du mouvement, pourrait se retrouver sous une pression diplomatique accrue, voire exposée à des conséquences indirectes dans le cadre de la politique antiterroriste américaine.
