Ce n'est qu'une question de temps. L'inscription du Polisario sur la liste internationale des organisations…
États-Unis : le Sénat accentue la pression pour classer le Polisario organisation terroriste
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Le Sénat américain intensifie les initiatives pour classer le Polisario organisation terroriste, avec un soutien politique croissant. Le sénateur américain David McCormick rejoint un projet de loi visant à classer le Polisario comme organisation terroriste.
Le sénateur républicain de Pennsylvanie, David McCormick, a officiellement rejoint le projet de loi visant à classer le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère. Il s’ajoute ainsi à Ted Cruz, Rick Scott et Tom Cotton dans cette initiative portée au Sénat américain.
Ce texte, introduit le 13 mars 2026 sous l’intitulé « Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026 », bénéficie d’un soutien croissant au sein du Congrès, aussi bien chez les républicains que chez certains démocrates.
Un projet centré sur les liens avec l’Iran
Le projet de loi prévoit de demander au Département d’État des États-Unis de produire un rapport détaillé sur d’éventuelles relations entre le Polisario et l’Iran, notamment en matière de fourniture de drones, de technologies de surveillance et de coopération militaire.
Les auteurs du texte évoquent également des liens possibles avec le Corps des Gardiens de la révolution islamique ainsi qu’avec le Hezbollah, dans un contexte régional déjà marqué par l’instabilité au Sahel.
Selon Ted Cruz, « le régime iranien tente de transformer le Front Polisario en équivalent des Houthis en Afrique de l’Ouest ».
Des sanctions lourdes en cas de confirmation
Si ces éléments venaient à être confirmés, le texte prévoit la classification du Polisario comme organisation terroriste (FTO) et entité terroriste mondiale (SDGT).
Les conséquences seraient importantes : gel des avoirs, interdiction de déplacement et criminalisation de tout soutien matériel ou financier au mouvement.
Une offensive coordonnée au Congrès
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large au Congrès des États-Unis. À la Chambre des représentants, un projet similaire est porté par Joe Wilson et Jimmy Panetta, avec le soutien notamment de Don Bacon et Claudia Tenney.
Pour la première fois, les deux chambres avancent de manière convergente sur ce dossier sensible lié au Sahara.
Un calendrier et des exigences précises
Le projet de loi S.4063 impose au Secrétaire d’État américain de remettre un rapport au Congrès dans un délai de 180 jours. Celui-ci devra évaluer notamment l’existence de transferts d’armes, de drones, de systèmes de défense, ainsi que d’éventuels échanges de renseignements avec des acteurs liés à l’Iran.
Si le texte venait à être adopté, il pourrait marquer un tournant significatif dans la position des États-Unis vis-à-vis du Polisario, avec des conséquences directes sur l’équilibre régional.
Un tel scénario placerait également l’Algérie, principal soutien du mouvement, sous une pression diplomatique accrue, voire exposée à des répercussions indirectes dans le cadre de la politique antiterroriste américaine.
