Quelques heures seulement après la publication d'une vidéo de Zefzafi en prison, le procureur général…
La justice ouvre une enquête sur une vidéo menaçant Nasser Zefzafi
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Le parquet près la Cour d’appel de Tanger a ouvert, depuis le 18 novembre 2025, une enquête judiciaire concernant une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et contenant des menaces visant Nasser Zefzafi, détenu à la prison « Tanger 2 ».
Selon une source judiciaire citée par al3omk, l’affaire a été confiée à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) afin d’identifier les circonstances entourant la diffusion et le contenu de cette séquence.
D’après les premiers éléments recueillis par les enquêteurs, la vidéo en question remonterait à l’année 2017, bien qu’elle ait refait surface récemment sur les plateformes sociales.
Cette réaction des autorités intervient après la publication, par Tarik Zefzafi, d’un message attribué à son frère. Dans cette lettre, le leader du Hirak du Rif affirme avoir été la cible de « menaces directes de liquidation physique » proférées par des individus apparaissant dans la vidéo et tenant des propos jugés graves.
Selon Tarik Zefzafi, son frère a demandé au parquet d’ouvrir une enquête « urgente » dans un délai de 72 heures, estimant que le contenu de la vidéo « porte atteinte à la sécurité publique » et nécessite une application immédiate de la loi. Il a également menacé d’entamer une grève de la faim et de la soif si aucune mesure n’était prise dans le délai fixé.
Dans sa lettre, Nasser Zefzafi dénonce ce qu’il considère comme une « inégalité de traitement » entre les plaintes, affirmant que la justice réagit rapidement à des publications mineures sur les réseaux sociaux, alors qu’aucune enquête n’aurait été ouverte immédiatement au sujet de menaces explicites.
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Il souligne également que les individus visibles dans la vidéo portent un uniforme militaire étranger, ce qu’il qualifie d’« usurpation de fonction » et de formation d’un groupe visant à semer la peur, rappelant que ce type d’infractions peut être poursuivi sans dépôt préalable d’une plainte personnelle.
Toujours selon son frère, Nasser Zefzafi a adressé son message à l’opinion publique ainsi qu’à plusieurs organisations internationales de défense des droits humains, les appelant à suivre l’affaire de près.
Tarik Zefzafi a conclu en affirmant que la famille poursuivra « le chemin des plaintes et des batailles juridiques » contre toute personne ayant proféré des menaces ou accusations sans fondement.
