Après avoir interdit l’entrée au Maroc à un groupe d’Espagnols pro-Polisario via l’aéroport de Laâyoune…
Laâyoune: deux journalistes italiens pro-Polisario interceptés et expulsés
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Les autorités marocaines ont refoulé, dimanche, deux journalistes italiens après avoir constaté leur tentative d’entrée illégale dans la ville de Laâyoune, dans une démarche jugée provocatrice et contraire aux règles régissant l’accès des étrangers au territoire national.
Le journaliste Matteo Garavoglia et le photographe Giovanni Colmoni ont tenté de s’infiltrer dans Laâyoune via le poste nord de la ville à bord d’une voiture de tourisme, sans disposer des autorisations requises, en violation manifeste des procédures légales en vigueur, selon les médias locaux.
Les autorités locales, intervenues immédiatement, ont rappelé que le respect de la souveraineté nationale constitue une ligne rouge intangible, insistant que tout comportement similaire serait traité strictement conformément à la loi, indique le site d’information Laâyoune Now citant des sources bien informées.
Les données disponibles révèlent que les deux journalistes cherchaient à exploiter leur statut professionnel pour promouvoir des agendas favorables aux thèses séparatistes du Polisario. Ils ont été interpellés puis expulsés par voie terrestre jusqu’à la ville d’Agadir à bord de leur propre véhicule.
Multiplication des tentatives
À noter que leur tentative d’entrée par voie terrestre fait suite à un échec préalable d’accès par l’aéroport Hassan Ier de Laâyoune, ce qui témoigne d’une volonté manifeste de contourner les règles en vigueur pour les visiteurs étrangers souhaitant se rendre au Sahara marocain.
Les autorités dans les provinces du Sud traitent avec fermeté les tentatives d’entrée illégale des militants pro-séparatistes. Dans cette ligne, les autorités de Laâyoune ont refoulé, le 29 mars dernier, trois militants espagnols pro-Polisario, leur interdisant l’entrée au Sahara marocain.
Parmi eux figuraient le journaliste Gara Santa Suárez, le professeur d’université Jesús Maezto Tejada et l’activiste Maria Rosa Fernandez. Cette tentative d’infiltration s’inscrit dans une série d’initiatives menées par des délégations pro-Polisario visant à ternir l’image du Maroc et à manipuler la question des droits de l’homme dans la région.
Deux semaines auparavant, un incident similaire est survenu lorsque des avocats espagnols favorables à la thèse séparatiste ont été interdits d’entrée à Laâyoune. Arrivés par un vol en provenance des îles Canaries, ils prétendaient vouloir mener une enquête sur la gestion des ressources naturelles du Sahara et évaluer la situation des droits humains.
Plusieurs précédents
Mandatés par l’«Association internationale des juristes pour le Sahara», ces avocats ont été empêchés de descendre de l’avion et renvoyés sur-le-champ. Selon des sources locales, ils auraient provoqué des tensions à bord de l’avion en engageant un débat politique sur la souveraineté du territoire, ce qui leur a valu un avertissement des autorités marocaines pour «perturbation du trafic aérien international».
Face à ces tentatives récurrentes d’ingérence, le Maroc réaffirme sa vigilance et sa fermeté quant à la préservation de son intégrité territoriale.
🇲🇦🇪🇸#FLASH| Enième provocation d’activistes d’extrême gauche, un groupe d’avocats espagnols a tenté de pénétrer dans le Sahara marocain via l’aéroport Hassan Ier de Laâyoune, avec pour objectif de soutenir le Polisario.
Drapés dans une supériorité morale autoproclamée, ces… https://t.co/e9AxxIPx6a pic.twitter.com/oc1cM0L3Sa
— Morocco Intelligence (@MoroccoIntel) March 15, 2025
Idem en février dernier, lorsque les autorités marocaines ont expulsé des parlementaires espagnols de la région du Pays basque, également partisans du séparatisme au Sahara, après leur arrivée à Laâyoune par voie aérienne.
🇲🇦🇪🇸 | Sous prétexte d’un « travail de député », des eurodéputés espagnols d’extrême gauche tentent de pénétrer dans le Sahara marocain, brandissant des drapeaux du Front Polisario.
Cette ingérence politique, de plus en plus fréquente, émane principalement de l’extrême gauche… pic.twitter.com/qUY8NUx6x4
— Morocco Intelligence (@MoroccoIntel) February 21, 2025
Les parlementaires espagnols, qui étaient accompagnés de deux eurodéputés du Portugal et de la Finlande, avaient été informés de leur obligation de repartir sur le même vol, sans avoir la possibilité de descendre de l’avion.
Opérations orchestrées par le Polisario
D’après les informations publiées par la presse espagnole, ces visites à Laâyoune avaient été organisées en coordination avec le front séparatiste et soutenues par le parti espagnol Podemos, connu pour ses positions pro-séparatistes.
Lire aussi: Le Maroc expulse un journaliste et un youtubeur espagnols à leur arrivée à Laâyoune
Le front polisario, soutenu par l’Algérie, cherche à embarrasser le Maroc en incitant des partisans du séparatisme en Europe à effectuer des visites dans les villes sahariennes. Toutefois, les autorités marocaines réagissent fermement en expulsant toute personne tentant de porter atteinte à l’intégrité territoriale du Royaume.
Lire aussi: Aéroport de Laâyoune: interdiction d’entrée pour cinq activistes espagnols pro-polisario
Les autorités de sécurité marocaines avaient refusé, mardi 28 janvier, l’entrée sur le territoire national à cinq activistes politiques et défenseurs des droits de l’homme espagnols, partisans du front séparatiste du polisario, également via l’aéroport Hassan Ier de Laâyoune.
Les autorités compétentes ont empêché ces cinq personnes d’entrer sur le territoire national immédiatement après leur arrivée à l’aéroport à bord d’un vol régulier de la compagnie Binter Canarias, en provenance de Las Palmas.
La décision d’interdiction est fondée sur des informations confirmant que ces parlementaires espagnols, originaires du Pays basque, mènent des actions servant l’agenda du groupe séparatiste dans les provinces du Sud.
Des «touristes» aux intentions suspectes
Le lendemain de cette expulsion, les autorités de la ville avaient décidé, dans la nuit de mercredi à jeudi, d’expulser neuf Italiens et un Britannique, également partisans du front Polisario. Ces derniers ont été reconduits à l’étranger via l’aéroport Mohammed V de Casablanca.
Les autorités marocaines expulsent neuf Italiens et un Britannique pro-Polisario
Ces «touristes», entrés au Maroc via l’aéroport de Laâyoune et soupçonnés de soutenir le front Polisario, avaient déjà organisé des activités dans les camps de Tindouf, en territoire algérien, à travers une association européenne spécialisée dans les spectacles de cirque.
Arrivés au Maroc sous couvert de tourisme, ces ressortissants étrangers avaient en réalité l’intention de mener des activités non déclarées dans les provinces du Sud, en violation des lois régissant l’entrée et le séjour des étrangers.
