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Meta: le Maroc champion incontesté des demandes de données d’utilisateurs en Afrique (rapport)
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Avec près de 1.200 requêtes adressées à Meta en 2024, le Maroc domine largement le continent africain en matière de demandes de données d’utilisateurs. Un volume qui représente plus des trois quarts des sollicitations africaines recensées par le rapport Transparency Meta 2024.
Le Maroc se distingue, et de loin, comme le pays africain ayant sollicité le plus de données personnelles auprès de Meta en 2024. C’est ce que révèle le rapport Transparency Meta 2024, publié par le géant des réseaux sociaux, qui recense les requêtes adressées par les gouvernements du monde entier concernant les comptes Facebook, Instagram et WhatsApp.
Entre janvier et décembre 2024, le Royaume a formulé 1.188 demandes, un chiffre largement supérieur à celui de ses voisins et qui fait de lui une véritable exception sur le continent. À titre de comparaison, la Tunisie, 2e pays africain le plus actif, n’en compte que 121. Suivent la Libye (68), l’Algérie (54), le Ghana (38), l’Afrique du Sud (36) et le Kenya (35). Au-delà de ces pays, l’Afrique reste quasiment absente du tableau.
Selon les données publiées, le Maroc concentre ainsi plus des trois quarts des requêtes adressées à Meta par l’ensemble des gouvernements africains. Le rapport ne fournit toutefois pas d’explication sur cette forte concentration au Royaume, ni sur la faiblesse générale du volume des demandes en Afrique. Transparency Meta 2024 s’attarde plutôt sur la nature des informations recherchées et sur les procédures encadrant leur divulgation.
Meta : un rôle central dans la sécurité internationale
D’après le rapport, Meta a reçu au total 322.062 requêtes de la part des gouvernements à travers le monde, portant sur 600.341 utilisateurs ou comptes. Dans 78 % des cas, l’entreprise a fourni tout ou partie des données demandées, confirmant ainsi le rôle central que jouent ses plateformes dans la coopération avec les autorités.
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Meta précise en effet que « les représentants du gouvernement demandent parfois des données sur les utilisateurs de Facebook dans le cadre d’enquêtes officielles ». La majorité de ces requêtes concernent des affaires criminelles, allant du vol aux enlèvements. Dans bien des cas, elles portent sur des informations de base comme le nom, la date d’inscription ou l’ancienneté d’un compte. D’autres peuvent s’étendre aux journaux d’adresses IP, voire au contenu des comptes.
Le rapport souligne enfin qu’« en cas d’urgence, les forces de l’ordre peuvent soumettre des demandes sans procédure judiciaire ». Meta indique qu’elle peut alors divulguer volontairement certaines informations si elle estime qu’« un risque imminent de blessure grave ou de décès » est en jeu.
Reste à comprendre pourquoi le Royaume concentre à lui seul une telle part des requêtes, alors que la plupart des pays africains demeurent en retrait. Une singularité qui interroge sur la relation particulière entre les autorités marocaines et plateformes numériques.
