Les prix des carburants connaissent une nouvelle hausse à partir de ce dimanche, suite à…
Carburants et heure légale : le PJD hausse le ton face au gouvernement
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Le Parti Justice et Développement (PJD) dénonce la gestion du marché des carburants par le gouvernement et appelle à des mesures urgentes, tout en relançant le débat sur l’abolition de l’heure supplémentaire.
Le secrétariat général du PJD a vivement critiqué la gestion gouvernementale du dossier des carburants, pointant l’absence de concurrence réelle et appelant à des mesures immédiates pour protéger les citoyens.
Réuni le 28 mars sous la présidence de Abdelilah Benkirane, le parti a également annoncé l’adoption officielle de la revendication du retour à l’heure légale et la suppression de l’heure supplémentaire.
Carburants : accusation de dysfonctionnements du marché
Dans son communiqué, le PJD estime que l’augmentation simultanée de deux dirhams des prix du gasoil et de l’essence, dont les prix vont connaître une nouvelle forte hausse à partir de minuit, enregistrée le 16 mars dans l’ensemble des stations, illustre un manque de concurrence et un défaut de régulation du marché.
Le parti dénonce également une défaillance communicationnelle du gouvernement, rappelant les déclarations rassurantes de la ministre de l’Énergie début mars, suivies quelques jours plus tard d’une hausse inattendue des prix.
Selon le PJD, cette situation traduit une incapacité à lutter contre les pratiques d’entente et les logiques monopolistiques dans le secteur des hydrocarbures.
Des mesures proposées pour encadrer le secteur
Face à ces constats, le parti appelle à :
- renforcer les mécanismes de contrôle et de régulation
- instaurer davantage de transparence dans le marché
- étudier le plafonnement des marges bénéficiaires
- imposer une taxe exceptionnelle sur les profits jugés excessifs
Il propose également d’appliquer un taux d’imposition de 40 % aux sociétés de distribution des produits pétroliers, conformément aux recommandations du Conseil de la concurrence.
Retour du débat sur l’heure supplémentaire
Parallèlement, le PJD a réaffirmé son opposition à l’heure supplémentaire, en vigueur depuis plusieurs années, estimant qu’elle ne bénéficie pas d’un consensus populaire.
Le parti considère que ce dispositif a un impact négatif sur la vie quotidienne des citoyens, notamment en matière de rythmes scolaires, professionnels et sociaux.
Il souligne également le regain de mobilisation citoyenne autour de cette question, avec une pétition ayant recueilli plus de 300.000 signatures en faveur du retour à l’heure légale (GMT).
Une position politiquement sensible
Ce positionnement remet toutefois en lumière une contradiction, puisque l’adoption de l’heure supplémentaire remonte à la période où le PJD dirigeait le gouvernement, sous Saad Dine El Otmani.
Certains observateurs estiment que ce revirement s’inscrit dans un contexte politique marqué par l’approche des prochaines échéances électorales, où les enjeux liés au pouvoir d’achat et aux attentes sociales occupent une place centrale.
