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Heure GMT+1 : Tamni dénonce un “choix imposé” et un manque d’écoute
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La députée de la Fédération de la gauche démocratique, Fatima Zahra Tamni, a vivement critiqué le maintien de l’heure d’été (GMT+1), dite heure supplémentaire au Maroc, estimant qu’il révèle des dysfonctionnements plus profonds dans la gestion des politiques publiques.
Selon elle, ce choix dépasse désormais le cadre technique pour devenir une décision politique quotidienne qui pèse sur les citoyens, en l’absence de débat public réel et d’évaluation transparente.
Une critique du manque d’écoute
Dans une publication sur Facebook, la parlementaire dénonce la poursuite de ce dispositif malgré les alertes scientifiques concernant ses effets sur le sommeil, la santé et la concentration, ainsi que ses impacts sur la scolarité.
La députée rappelle que des organismes internationaux comme UNICEF ont déjà mis en garde contre ces conséquences.
Des arguments économiques contestés
La députée remet également en question les justifications économiques avancées, évoquant des conclusions du Parlement européen qui pointent une efficacité limitée du changement d’heure en matière d’économie d’énergie.
Elle estime que les autorités ne fournissent pas de données précises ni de rapports détaillés permettant de justifier le maintien de cette politique dans le contexte marocain.
Des “décisions imposées”
Pour Fatima Zahra Tamni, l’insistance sur l’heure supplémentaire traduit une logique de décisions imposées sans véritable prise en compte des attentes des citoyens.
Elle considère que cette approche soulève des interrogations sur le coût réel de cette politique, comparé à des bénéfices jugés incertains.
Plus de 217.000 signatures
La pétition « Nous voulons revenir à l’heure naturelle » a, par ailleurs, franchit un cap symbolique avec plus de 217.000 signatures enregistrées ce lundi, confirmant une mobilisation inédite contre le maintien de l’heure supplémentaire au Maroc.
Portée par une dynamique citoyenne, cette pétition s’impose comme l’une des plus importantes mobilisations collectives contre le passage à l’heure GMT+1. En quelques semaines, des dizaines de milliers de citoyens ont rejoint le mouvement, dénonçant un choix qui impacte directement leur quotidien.
Les signataires estiment que l’heure supplémentaire constitue « un défi quotidien » affectant la qualité de vie, en raison de ses répercussions sur le rythme biologique et l’équilibre personnel.
Des impacts sur la santé et l’éducation
Dans un communiqué parvenu à H24Info, le coordinateur de la « Campagne nationale pour le retour à l’heure légale », a souligné que la décision gouvernementale de maintien de l’heure supplémentaire « suscite une nouvelle vague de contestation ».
Selon les initiateurs, le changement d’horaire entraîne des perturbations durables de l’horloge biologique, avec des effets négatifs sur les performances scolaires et professionnelles, mais aussi sur la santé mentale et physique.
Les élèves figurent parmi les plus touchés, avec une baisse de la concentration et des capacités d’assimilation, ce qui, selon la pétition, affecte directement la qualité de l’apprentissage. Les troubles évoqués vont de l’insomnie à des déséquilibres psychologiques plus marqués.
Ces dérèglements impacteraient également la vie familiale et contribueraient à fragiliser l’équilibre social.
Une contestation qui s’élargit
Dans ce contexte, la « Campagne nationale pour le retour à l’heure légale » évoque une nouvelle vague de contestation face à une décision jugée en décalage avec les attentes d’une partie croissante de la population.
Ses initiateurs considèrent que le succès de la pétition traduit une demande claire de révision, notamment au regard des conséquences sociales, psychologiques et organisationnelles sur les citoyens, en particulier les familles.
Des critiques sur l’absence d’évaluation
Les porteurs de la campagne dénoncent le maintien de l’heure supplémentaire sans évaluation globale et équilibrée de ses effets, estimant que les autorités s’appuient sur des indicateurs partiels.
Ils posent également la question de la prise en compte réelle de l’opinion publique dans ce type de décision.
Vers le lancement d’une pétition officielle
La mobilisation ne compte pas s’arrêter là. Les initiateurs annoncent plusieurs actions, dont la saisine du Conseil économique, social et environnemental (CESE), le lancement d’une pétition officielle dans le cadre légal et la poursuite de la pression citoyenne.
Pour eux, le débat reste ouvert et devrait s’intensifier à l’approche de l’été, période durant laquelle les effets de l’heure supplémentaire sont jugés encore plus contraignants.
