La préfecture de la province de Tata a apporté un démenti formel et catégorique aux…
Tata : Mounib interpelle Laftit sur la culture de la pastèque malgré l’interdiction
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La députée Nabila Mounib a interpellé le ministre de l’Intérieur au sujet de graves dysfonctionnements dans l’application d’un arrêté interdisant les cultures fortement consommatrices d’eau, notamment la pastèque, dans la province de Tata.
La députée parlementaire du Parti socialiste unifié (PSU), Nabila Mounib, a adressé une question écrite au ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, concernant ce qu’elle qualifie de défaillances préoccupantes dans la mise en œuvre de l’arrêté du gouverneur interdisant les cultures fortement consommatrices d’eau, en particulier la culture de la pastèque dans la province de Tata.
Dans sa question, Mounib s’appuie sur plusieurs dispositions constitutionnelles, notamment l’article 31, qui garantit aux citoyennes et citoyens le droit d’accès à l’eau, l’article 35, relatif à la protection des ressources naturelles et à leur développement durable, ainsi que l’article 154, consacré aux principes d’égalité, d’équité et de continuité du service public. Elle invoque également l’article 6, qui consacre la primauté de la loi, l’égalité devant celle-ci et le principe de la responsabilité liée à la reddition des comptes.
Des latifundeurs défient l’arrêté provincial
La parlementaire fait état de faits qu’elle juge alarmants, notamment le refus de certains grands exploitants agricoles influents de se conformer à l’arrêté provincial, allant jusqu’à empêcher les autorités chargées du contrôle d’accéder à certaines exploitations, en particulier dans la commune de Tizounine. Elle souligne également la persistance de fermes clandestines ou non déclarées, opérant en dehors de tout contrôle effectif.
Selon Mounib, ces pratiques soulèvent de sérieuses interrogations quant au respect du principe d’égalité entre les citoyens, ainsi qu’à l’autorité de la décision administrative, surtout lorsque celle-ci vise à protéger une ressource vitale menacée d’épuisement.
Des mesures répressives exigées
La députée s’interroge sur les raisons pour lesquelles les violations de l’arrêté se poursuivent dans la province de Tata, malgré la gravité de leurs impacts environnementaux et le fait que cette décision émane d’une autorité représentant l’État. Elle demande également de préciser quelle entité administrative ou institutionnelle porte la responsabilité de cet échec dans l’exécution de la décision.
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Par ailleurs, Nabila Mounib réclame des éclaircissements sur les mesures répressives déjà prises ou envisagées, qu’elles soient administratives, financières ou judiciaires, à l’encontre de toute personne impliquée dans l’entrave à l’application de l’arrêté ou dans l’obstruction au travail des autorités publiques.
Enfin, elle appelle le ministère de l’Intérieur à détailler les mécanismes techniques et de contrôle mis en place pour identifier les exploitations clandestines ou non déclarées, et à garantir qu’elles soient soumises aux mêmes contrôles et sanctions que les autres, tout en s’interrogeant sur l’efficacité réelle de ces dispositifs au regard de la situation constatée sur le terrain.
