Prix des médicaments: les pharmaciens ittihadis dénoncent leur mise à l’écart

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Médicaments
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Le secrétariat national des pharmaciens ittihadis critique vivement l’absence d’implication des professionnels dans la réforme des prix des médicaments. 

Le secrétariat national des pharmaciens Ittihadis a exprimé, ce vendredi, son mécontentement face à l’absence d’implication des professionnels dans l’élaboration de la stratégie de réforme des prix des médicaments. Dans un communiqué, le syndicat a réagi à une intervention au Parlement du ministre de la Santé, Amine Tahraoui, qu’il a qualifiée de « tendancieuse« .

Lors de la séance de questions orales à la Chambre des représentants le 26 mai, le ministre a évoqué une « approche participative » dans l’élaboration de cette stratégie, une affirmation que le secrétariat juge absente sur le terrain.

Ce groupement, relevant du parti de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), annonce néanmoins avoir étudié le contenu des études menées par le ministère de la Santé concernant cette stratégie. Malgré leur reproche, les pharmaciens ittihadis saluent certaines recommandations figurant dans le rapport du cabinet d’études relevant du de la tutelle.

Pharmacie, Pharmaciens,

Ils apprécient notamment celles concernant le maintien des marges bénéficiaires des pharmaciens et des distributeurs, ainsi que l’adoption du droit de substitution. Ces mesures sont jugées essentielles pour la stabilité des caisses de mutuelles et pour garantir l’accès des citoyens aux médicaments.

Réforme législative et contrôle du marché: les priorités

Les pharmaciens appellent également à inclure les dispositifs médicaux dans la même méthodologie de révision des prix que les médicaments. Leur souhait est qu’ils soient soumis à une tarification unifiée afin de limiter la fluctuation des prix et d’assurer la transparence.

Ils insistent aussi sur la nécessité de respecter le circuit légal du médicament, qu’il soit destiné à l’usage humain ou vétérinaire.

Le Secrétariat demande en outre au gouvernement d’ouvrir une discussion sur la réglementation du marché des compléments alimentaires et des herbes médicinales, de renforcer les mécanismes de contrôle et d’inspection, et de moderniser les lois encadrant la profession, notamment la loi de 1922, qu’il considère obsolète. La promulgation des décrets d’application relatifs à l’Ordre des pharmaciens est également une priorité selon la même source.

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