Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé mercredi à l'envoyé spécial de l'ONU pour…
Sahara marocain: De Mistura appelle à reprendre les négociations avant fin 2025
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L’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, a appelé à une reprise des négociations entre les parties impliquées dans le dossier du Sahara avant la fin de l’année 2025.
Selon l’agence de presse italienne Nova, lors d’une réunion à huis clos du Conseil de sécurité, tenue le 10 octobre, l’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, a appelé au lancement d’un nouveau round de négociations entre le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie avant la fin de cette année. Cette intervention vise à désamorcer une situation de plus en plus volatile et à prévenir une « dangereuse dérive militaire » dans la région.
Cet appel survient alors que le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) arrive à expiration fin octobre, et à l’approche du 50e anniversaire de la Marche verte.
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De Mistura a reconnu que le plan d’autonomie proposé par le Maroc bénéficie désormais d’un consensus international croissant. Il a cependant précisé que cette proposition nécessite encore des clarifications, notamment sur la manière dont elle peut concilier le principe d’autodétermination du peuple sahraoui avec les aspirations légitimes du Royaume.
Il a également souligné qu’aucun processus de paix ne peut aboutir sans dépasser les positions historiques. Plus précisément, l’envoyé spécial a appelé le Maroc à approfondir et détailler par écrit son plan d’autonomie, et l’Algérie à user de son influence pour encourager le Front Polisario à privilégier la voie politique et diplomatique au détriment de l’escalade militaire. Quant à la Mauritanie «neutre mais non indifférente», il a insisté sur le fait que sa participation est essentielle à la réussite du processus de médiation.
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Pour de Mistura, le plus grand danger à ce stade est de laisser retomber la dynamique actuelle, ouvrant ainsi la voie à un durcissement des positions et à une escalade militaire aux conséquences potentiellement dévastatrices. Un risque qui, selon lui, est alimenté par les tensions persistantes entre le Maroc et l’Algérie ainsi que par une inquiétante course à l’armement entre les deux pays, dans un climat de méfiance et de rivalité stratégique.
Enfin, le cadre onusien a lancé un appel direct au Conseil de sécurité, l’exhortant à ce que la prochaine résolution sur le Sahara stipule clairement la nécessité d’engager de nouvelles négociations d’ici la fin de 2025, et à ce que le mandat de la MINURSO soit réaffirmé comme un instrument indispensable de stabilité et de médiation sur le terrain, même dans un format réduit.
