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Sahara : un think tank russe pointe un avantage croissant du Maroc face à l’Algérie
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Un rapport du Conseil russe des affaires internationales (RIAC) met en lumière une évolution significative du rapport de force autour de la question du Sahara, confirmant le renforcement progressif de la position du Maroc sur les plans diplomatique et politique.
Un rapport récent du Conseil russe des affaires internationales (RIAC) confirme une évolution majeure du dossier du Sahara, désormais perçu comme un face-à-face direct entre le Maroc et l’Algérie, reléguant le Front Polisario à un rôle secondaire dépendant du soutien d’Alger.
Un rapport de force en nette évolution
Selon cette analyse, la position du Maroc sur son intégrité territoriale s’est considérablement renforcée ces dernières années, aussi bien sur le plan diplomatique que politique.
À l’inverse, le rapport souligne un affaiblissement progressif des capacités et de l’influence du Polisario, dont la marge d’action apparaît de plus en plus limitée.
Des affrontements limités sur le terrain
Le document indique que les tensions armées ayant suivi la rupture du cessez-le-feu en novembre 2020 sont restées de faible intensité.
Les milices séparatistes n’auraient pas réussi à infliger des pertes significatives aux forces marocaines, illustrant un déséquilibre marqué du rapport de forces sur le terrain.
Une stratégie marocaine structurée
Le rapport met en avant la constance de la doctrine diplomatique du Maroc, fondée sur la souveraineté nationale et appuyée par des arguments historiques, juridiques et institutionnels.
Il souligne également l’intégration des provinces du Sud dans l’organisation administrative du Royaume, ainsi que les investissements massifs et les projets de développement lancés dans la région, consolidant davantage la présence marocaine.
Le rôle central de l’Algérie
À l’inverse, le RIAC insiste sur le rôle déterminant de l’Algérie, considérant que le Polisario dépend entièrement de son soutien politique, financier et logistique.
Cette réalité redéfinit le conflit comme un différend géopolitique entre Rabat et Alger, plutôt qu’un affrontement avec une entité autonome.
Le système de gestion des camps de Tindouf est également décrit comme reposant sur une اقتصاد d’assistance, alimentée par les aides internationales.
Des gains diplomatiques significatifs
Sur le plan international, le Maroc enregistre des avancées notables. Le nombre de pays reconnaissant l’entité proclamée par le Polisario a fortement diminué, passant d’environ 80 à moins de la moitié.
Cette dynamique s’accompagne de l’ouverture de nombreux consulats étrangers dans les villes du Sahara, renforçant la légitimité internationale de la position marocaine.
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Le rapport souligne que l’initiative d’autonomie proposée par le Maroc en 2007 s’impose désormais comme la base centrale des discussions internationales, en tant que solution offrant une large autonomie locale sous souveraineté marocaine.
Un tournant géopolitique confirmé
Dans un contexte international en mutation, le document rappelle que la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara, sous l’administration Donald Trump, a constitué un tournant majeur.
Ce repositionnement a encouragé plusieurs partenaires occidentaux à se rapprocher de la position marocaine.
Le rapport évoque également le réchauffement des relations entre Rabat et Paris en 2024 et 2025, marqué par une position française affirmant que l’avenir du Sahara s’inscrit dans le cadre de la souveraineté marocaine.
