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Prix des médicaments: les pharmaciens en sit-in à Rabat (images)
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Des centaines de pharmaciens venus de différentes régions du Maroc ont manifesté, mardi 9 septembre, devant le ministère de la Santé et de la Protection sociale à Rabat.
Plusieurs pharmaciens se sont rassemblés devant le siège de la tutelle afin de protester contre la tarification des médicaments et dénoncer des «décisions unilatérales» ainsi que le non-respect des engagements pris. Cette manifestation, initiée par la Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM), visait à exprimer le mécontentement de la profession face à des politiques jugées incohérentes et à des promesses restées sans suite.
Selon Mohamed Lahbabi, président de la CSPM, «plus de 2.000 pharmaciens» ont pris part à cette «manifestation de la dignité», qualifiée «historique et réussie». Il a néanmoins souligné qu’il ne s’agit que d’une première étape avant d’autres actions, tant que les revendications ne seront pas pleinement satisfaites.

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Lors du sit-in, les pharmaciens ont rappelé leurs revendications principales, en affirmant ne pas s’opposer à la baisse des prix, mais demandant qu’elle cible en priorité les médicaments coûteux, plutôt que ceux déjà accessibles. Ils ont également dénoncé plusieurs dysfonctionnements persistants, à savoir, la commercialisation hors des circuits légaux de certains médicaments, ainsi que l’absence de contrôle sur la promotion des compléments alimentaires.

Le président de la CSPM a par ailleurs souligné, dans une déclaration à la presse, que près de 4.000 pharmacies, soit un tiers du réseau national, sont aujourd’hui menacées de faillite. Il a reproché au ministre de la Santé de fonder ses décisions sur des «indicateurs administratifs» et des études contestables, sans tenir compte de la réalité du terrain ni des lacunes du secteur.

Les manifestants ont également mis en avant plusieurs revendications structurelles. Ils appellent notamment à la mise en œuvre effective du droit de substitution, une révision en profondeur de la loi de 1922, jugée dépassée et trop restrictive, ainsi que la publication des décrets d’application de la loi 18-98 pour activer les conseils régionaux des pharmaciens et leur donner les moyens d’agir.
Ils réclament , par ailleurs, une juste compensation pour les services rendus et les risques encourus, ainsi qu’une réglementation claire du marché des compléments alimentaires.
