Après sa nomination au poste de ministre de la Santé et de la Protection sociale,…
Tahraoui insiste sur l’intégrité et la transparence pour réussir les réformes du secteur de la santé
Publié le
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a souligné mercredi à Rabat que l’intégrité et la transparence sont des piliers indispensables pour assurer le succès et la pérennité des réformes structurelles en cours dans le système national de santé.
Lors de la clôture de l’atelier dédié aux risques de corruption dans le secteur de la santé, organisé par l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), M. Tahraoui a rappelé que le pays traverse une phase de transformation profonde qui dépasse la simple réforme. Cette étape impose un renouvellement des mentalités et des pratiques de gestion afin d’améliorer la qualité des services, garantir l’équité territoriale et optimiser l’utilisation des ressources.
Le ministre a insisté sur le fait que les investissements dans le secteur doivent impérativement s’accompagner d’une gouvernance rigoureuse, fondée sur une vision prospective et un suivi strict. Il a notamment mis en avant l’importance d’intégrer la dimension éthique et la lutte contre la corruption dans cette dynamique, afin d’équilibrer promotion de l’investissement, protection de l’intérêt général et confiance du citoyen.
Selon M. Tahraoui, la construction d’une cartographie précise des risques de corruption est une étape cruciale pour élaborer une politique efficace de prévention. Cette démarche nécessite la mobilisation de tous les acteurs concernés – administrations, professionnels, société civile et institutions de contrôle – dans un cadre de collaboration étroite.
Le ministre a également évoqué la croissance rapide du secteur privé de la santé, rendue possible par un cadre juridique favorable et un soutien étatique. Cependant, cette expansion s’accompagne de défis liés à l’enracinement des valeurs d’intégrité et de transparence.
Il a rappelé que la lutte contre la corruption ne peut se limiter aux décisions centralisées, mais doit s’incarner dans chaque interaction avec le citoyen, qu’il s’agisse de l’accueil, de la prise de rendez-vous ou de la prescription des médicaments. Un changement durable repose selon lui sur des outils clairs et des résultats tangibles.
L’atelier, riche en débats et échanges d’expériences, a permis d’aborder des thématiques concrètes telles que l’amélioration du circuit du médicament, le suivi des réclamations, le rôle accru de la société civile et l’usage des outils numériques pour mieux détecter les risques.
Lire aussi: Cliniques privées: Amin Tahraoui déclare la guerre aux chèques de garantie
M. Tahraoui a conclu en affirmant que la lutte contre la corruption commence par l’instauration d’une confiance fondée sur l’action, la transparence, l’équité et une écoute sincère des défis rencontrés. Le ministère réaffirme son engagement à soutenir toutes les initiatives renforçant l’intégrité dans le secteur.
De son côté, Mohamed Benalilou, président de l’INPPLC, a assuré que l’Instance continuera de fournir un appui normatif, conceptuel et technique aux secteurs concernés, en particulier à la santé, saluant la volonté politique affichée par le ministère pour placer l’intérêt du citoyen au cœur de ses priorités.
Cette rencontre, organisée en partenariat avec l’ambassade de Norvège au Maroc et le Centre norvégien U4, a également permis de présenter l’expérience de l’INPPLC dans l’évaluation des risques de corruption, avec des exemples concrets tirés du secteur sanitaire et des perspectives d’extension à d’autres secteurs.
