La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l'administration, Amal…
Amal El Fallah Seghrouchni: « L’IA peut simplifier la relation Etat-citoyen »
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L’IA peut améliorer l’efficacité des administrations publiques, simplifier la relation entre l’État et le citoyen, renforcer la transparence et faciliter l’accès aux services essentiels, a affirmé lundi à Rabat, la ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni.
Intervenant lors de l’ouverture de la première édition du Forum international dédié à l’IA, la transition numérique, l’énergie et la connectivité en Afrique, co-organisé par son département et le Centre africain de formation et de recherche administratives pour le développement (CAFRAD), la ministre a relevé que ce forum intervient à un moment où l’IA et les technologies numériques transforment en profondeur les économies, les modes de gouvernance et les équilibres internationaux.
Elle a, dans ce sillage, salué le rôle historique du CAFRAD dans le renforcement des capacités administratives et la modernisation de l’action publique en Afrique faisant observer que l’Afrique dispose d’atouts considérables, notamment une jeunesse dynamique, une capacité d’innovation réelle et des besoins importants dans les services publics, l’éducation, la santé, la mobilité et l’énergie.
Seghrouchni a plaidé pour une vision africaine de l’IA, fondée sur la souveraineté, la confiance, l’éthique, la coopération scientifique et universitaire, ainsi que sur la formation des jeunes compétences.
Pour sa part, le directeur général du CAFRAD, Coffi Dieudonné Assouvi, a indiqué que les technologies numériques et l’IA figurent parmi les avancées majeures du 21e siècle, dans la mesure où elles bouleversent les modes de vie, les méthodes de travail, la consommation, les relations interpersonnelles et l’organisation des secteurs public et privé.
Il a toutefois relevé que ces mutations soulèvent des interrogations éthiques et comportent des risques liés notamment à la cybercriminalité, aux guerres hybrides, à la consommation énergétique et à la fracture technologique.
Assouvi a rappelé, dans ce sens, les efforts engagés au niveau international, notamment la Recommandation de l’UNESCO sur l’éthique de l’intelligence artificielle adoptée en 2021, ainsi que le Pacte pour l’avenir adopté par les Nations Unies en septembre 2024, auquel sont annexés le Pacte numérique mondial et la Déclaration sur les générations futures.
Ce Forum, qui se poursuit jusqu’au 13 mai, vise notamment à renforcer les infrastructures numériques en Afrique, soutenir les politiques relatives à l’IA, investir dans les énergies renouvelables et consolider la cybersécurité. Il se propose également d’appuyer la digitalisation de l’administration et de lancer des programmes de formation au profit des jeunes.
