Animaux errants : la SPA Maroc met en garde contre les effets de la loi 19.25

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La Société Protectrice des Animaux du Maroc (SPA Maroc) a exprimé sa vive inquiétude après l’adoption définitive par le Parlement du projet de loi n°19.25 relatif à la protection des animaux errants, à leur prise en charge et à la prévention de leurs dangers.

Dans un communiqué publié mercredi, l’association rappelle que le texte, adopté une première fois par la Chambre des représentants le 29 juin, a été validé en seconde lecture par la Chambre des conseillers le 7 juillet. Il est désormais en attente de promulgation et de publication au Bulletin officiel.

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Si le projet de loi est présenté comme un cadre destiné à mieux encadrer la gestion des animaux errants, la SPA du Maroc estime qu’il comporte plusieurs dispositions préoccupantes. Elle dénonce notamment l’interdiction faite aux citoyens de nourrir, soigner ou héberger des animaux communautaires dans l’espace public, sous peine de sanctions, ainsi que l’absence d’une interdiction explicite de l’abattage des chiens et chats errants.

L’association regrette également que le texte n’impose pas, à l’échelle nationale, la mise en œuvre de programmes TNVR (Capture, Stérilisation, Vaccination, Retour), une méthode qu’elle juge la plus efficace et la plus humaine pour gérer durablement les populations animales. Selon elle, l’approche retenue demeure essentiellement répressive et risque de pénaliser les bénévoles, les associations et les citoyens engagés dans la protection animale.

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La SPA Maroc déplore en outre l’absence d’une stratégie nationale fondée sur la prévention, la stérilisation, l’identification, l’éducation et la responsabilisation des propriétaires d’animaux.

Face à ces lacunes, l’organisation affirme avoir transmis aux institutions concernées une proposition de loi‑cadre de 80 articles, inspirée des standards internationaux en matière de protection animale. Ce texte alternatif prévoit notamment la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles, l’interdiction de l’abattage des chiens et chats communautaires, l’intégration obligatoire des programmes TNVR et la création de centres publics de protection animale dans chaque commune.

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Pour la SPA du Maroc, l’adoption de la loi n°19.25 ne clôt pas le débat. Elle marque au contraire le début d’une nouvelle phase de dialogue institutionnel. L’association n’exclut pas de recourir à des voies juridiques pour obtenir une réforme qu’elle juge plus conforme aux connaissances scientifiques et aux engagements internationaux du Royaume.

Elle appelle enfin les médias, les vétérinaires, les experts en santé publique, les associations et les citoyens à poursuivre la réflexion sur l’avenir de la protection animale au Maroc.

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