Les livreurs de la plateforme Glovo affiliés à l’Union marocaine du travail (UMT) annoncent une…
Conditions de travail «précaires»: les coursiers de Glovo maintiennent leur mobilisation
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Les coursiers de la société Glovo affiliés à l’Union marocaine du travail (UMT) ont mené une grève nationale les 1er et 2 septembre, accompagnée d’un sit-in devant le siège social de la plateforme à Casablanca.
Cette mobilisation visait à dénoncer des conditions de travail «précaires» et à revendiquer une amélioration, notamment en matière de rémunération, ainsi qu’une compensation pour le temps familial sacrifié lors des fêtes religieuses et nationales.
Contacté par H24Info, un livreur explique : « Nos revendications sont claires, nous demandons des conditions de travail humaines, une rémunération en adéquation avec l’effort fourni, et surtout le rétablissement des tarifs initiaux. Les courses de livraison, qui étaient rémunérées 9 dirhams auparavant, ne sont plus payées que 4 dirhams. Les tarifs se sont effondrés. »

Les manifestants réclament «un système gagnant-gagnant, et non un rapport déséquilibré» au seul profit de la Glovo. «Chaque fois que nous tentons d’engager un dialogue sérieux avec la direction, la réponse est la même: “C’est notre seule offre, à prendre ou à laisser”. Pire encore, au lieu de chercher des solutions avec les livreurs, l’entreprise a préféré recruter de nouveaux profils après l’annonce de la grève», dénonce notre livreur, assurant que la mobilisation «a été massive et réussie à 100 %».
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À la clôture de la grève, le bureau syndical a publié un communiqué saluant la participation des livreurs et soulignant que leur employeur, sans s’en rendre compte, a reconnu la force de la mobilisation: «Contraints de recruter de nouveaux livreurs non formés durant les deux jours de grève, les responsables ont même tenté d’imposer des horaires forcés, comme cela a été constaté à Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger.»
Selon le syndicat, ce seul fait démontre l’efficacité de l’appel à la grève et l’ampleur de la réponse des livreurs dans plusieurs villes. Il a par ailleurs estimé que par le recrutement de nouveaux livreurs, la société ne fait qu’élargir le cercle des mécontents. «Ces travailleurs, confrontés aux mêmes conditions précaires, rejoindront tôt ou tard l’unité et la mobilisation contre cette plateforme et contre toute autorité qui ferme les yeux sur leur souffrance».
Le communiqué appelle enfin les livreurs à poursuivre la lutte jusqu’à l’obtention de l’ensemble des revendications, qui incluent également le respect du droit syndical, la réactivation des comptes suspendus, le doublement des tarifs de livraison, ainsi qu’une amélioration des conditions de sécurité et de santé.
