«Escobar du Sahara»: le parquet s’oppose à la convocation de l’ex-président de la CAF Ahmad Ahmad

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« Escobar du Sahara » : le parquet répond aux demandes de convocation de l’ex-patron de la CAF, Ahmad Ahmad
© Collage H24Info

Le parquet près la Cour d’appel de Casablanca a répondu, ce vendredi, aux demandes de la défense des accusés dans l’affaire « Escobar du Sahara », notamment Saïd Naciri et Abdenbi Bioui, concernant la convocation de certains témoins, dont l’ancien président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad.

Dans une première réponse aux demandes de la défense dans l’affaire «Escobar du Sahara», dans laquelle sont poursuivis l’ancien président du Wydad de Casablanca, Saïd Naciri, et l’ancien président de la région de l’Oriental, Abdenbi Bioui, le parquet a déclaré qu’il acceptait, si la Cour le jugeait nécessaire, d’entendre certains témoins cités dans les procès-verbaux de la police judiciaire.

Le représentant du ministère public a également précisé qu’il pouvait se contenter des procès-verbaux d’audition de ces témoins auprès du juge d’instruction. Néanmoins, il a estimé que certaines demandes d’audition de témoins présentées par la défense ne seraient pas utiles et n’apporteraient pas de nouveaux éléments à la Cour, comme l’audition de l’ancien président de la CAF Ahmad Ahmad, qui aurait remis une somme d’argent à Saïd Naciri pour l’achat d’une villa.

La défense soutient qu’Ahmad Ahmad dispose d’éléments concernant la «spoliation» présumée de la villa appartenant à Haj Ahmed Ben Brahim – alias «Escobar du Sahara» – et estime même que l’ancien patron du football africain aurait fourni l’argent à Saïd Naciri pour l’«acquisition» de ladite villa.

Cependant, le représentant du parquet s’est opposé à cette demande, précisant qu’Ahmad Ahmad n’est pas citoyen marocain et que l’entrée de tout montant dépassant un certain seuil est soumise à une déclaration aux douanes, qui n’a pas été intégrée dans le dossier.

De plus, si la somme avait été remise par voie bancaire, une autorisation de l’Office des changes aurait été nécessaire. «Si Ahmad avait remis un montant pour le rachat du bien, il aurait dû être enregistré à son nom, ce qui n’est pas conforme à la réalité, comme cela sera démontré lors de la discussion de l’affaire. De plus, la défense n’a pas fourni de preuve d’un virement bancaire», a-t-il argumenté.

Lire aussi. «Escobar du Sahara»: Naciri et Bioui poursuivis pour trafic de devises

Concernant la convocation du secrétaire général de la Chambre des représentants au sujet du badge attribué aux députés pour le placer sur leur véhicule, le parquet a également déclaré que cela ne serait pas utile pour la Cour.

Dans le cadre du respect des normes de «sécurité judiciaire», le représentant du ministère public s’est également opposé à la convocation de tous les témoins cités par la défense, sauf ceux entendus dans le cadre de l’enquête menée par la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) et lors de l’instruction, notamment la chanteuse Latifa Raafat.

Le magistrat a conclu que l’audition ou non d’un témoin relève du ressort du président de la Cour. À l’issue de la plaidoirie du substitut du procureur général, le président de la Cour, Ali Torchi, a décidé de lever l’audience afin de permettre à la défense de préparer ses réponses.

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