La prison d’Al Arjat dément les « rumeurs » sur des crises cardiaques de Mohammed Ziane

Publié le
L'administration de la prison d'Al Arjat 1 dément les allégations de crises cardiaques du détenu Mohammed Ziane
L’ancien ministre Mohamed Ziane (81 ans) a été condamné le 19 juillet 2024 en première instance à cinq de prison ferme pour « détournement et dilapidation de deniers publics ». © DR.

L’administration de la prison locale d’Al Arjat 1 a qualifié de « mensongères » les allégations selon lesquelles le détenu Mohammed Ziane aurait subi, vendredi dernier, ainsi qu’en fin de semaine, des crises cardiaques.

Dans le cadre du suivi de son état de santé, le détenu en question a bénéficié d’une consultation médicale au sein du service de santé de la prison en fin de semaine, ainsi que durant la journée de lundi, en raison de douleurs dorsales qu’il avait signalées, a indiqué l’établissement pénitentiaire dans une mise au point en réponse aux informations relayées par un site affirmant que l’ancien ministre des Droits de l’Homme aurait subi trois crises cardiaques.

Des médicaments appropriés ont été prescrits au détenu, précise l’administration de la prison locale d’Al Arjat 1. Elle ajoute que l’individu, qui a été examiné à deux reprises au sein du service de santé, n’a jamais déclaré avoir subi de crises cardiaques et ne présentait aucun symptôme lié à une telle affection.

Compte tenu de la gravité de ces allégations mensongères, l’administration de l’établissement pénitentiaire informe l’opinion publique qu’elle a décidé de porter plainte contre le site en question auprès du parquet compétent.

Cinq ans de prison 

L’ancien ministre du gouvernement Filali II Ziane a été condamné le 19 juillet dernier en première instance à cinq de prison ferme pour « détournement et dilapidation de deniers publics » alors qu’il purge trois ans de prison dans une autre affaire.

Cet ancien bâtonnier de Rabat, 81 ans, a été poursuivi en début d’année dans une affaire de subventions publiques reçues dans le cadre d’une campagne électorale de 2015 du parti marocain libéral (PML) qu’il présidait.

« C’est une forme de condamnation à perpétuité pour un homme de 81 ans alors que juridiquement rien n’a été prouvé« , a commenté son fils et son avocat Me Ali Reda Ziane, qui a fait appel de la décision, rendue dans la nuit du jeudi 19 juillet.

Dans la même affaire, la chambre des crimes financiers de la cour d’appel de Rabat a également condamné le trésorier et un employé administratif du parti à respectivement cinq ans de prison ferme et deux ans dont un an ferme, selon l’avocat.

Lire aussi. Le bâtonnier Mohammed Ziane suspend sa grève de la faim

M. Ziane est détenu depuis novembre 2022 après avoir été condamné en appel à trois ans de prison ferme.

Cette procédure faisait suite à une plainte du ministère de l’Intérieur pour onze chefs d’accusation, dont « outrage à des fonctionnaires publics et à la justice », « injure contre un corps constitué », « diffamation », « adultère » ou encore « harcèlement sexuel« .

Mohamed Ziane a été ministre des Droits de l’Homme entre 1995 et 1996 au sein du gouvernement Filali II avant de devenir le le premier ministre Marocain à annoncer sa démission en direct sur le journal d’une chaine télévisé en protestation contre la campgane d’assainissement menée par l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri.

Fondateur du PML, ce grand commis de l’Etat s’est fait connaître ces dernières années par des déclarations critiques à l’encontre du pouvoir, en particulier des services de renseignement marocains. Il affirme avoir été jugé « à cause de ses opinions ».

La rédaction vous conseille

Les titres du matinNewsletter

Tous les jours

Recevez chaque matin, l'actualité du jour : politique, international, société...

La prison d’Al Arjat dément les « rumeurs » sur des crises cardiaques de Mohammed Ziane

S'ABONNER
Partager
S'abonner