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Scandale à l’Université Mohammed V: des professeurs condamnés pour harcèlement envers leurs collègues
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Les comités paritaires de l’Université Mohammed V ont décidé à l’unanimité d’imposer des mesures conservatoires à l’encontre de trois professeurs de la Faculté des sciences, reconnus coupables de diffamation et d’atteinte à la vie privée de deux professeures ainsi que d’autres collègues.
Un scandale secoue actuellement la Faculté des sciences de Rabat, impliquant plusieurs membres du corps professoral. Trois enseignants ont été condamnés pour diffamation et atteinte à la vie privée après qu’une affaire ait été portée devant la justice. Les victimes, deux professeures et d’autres collègues, avaient dénoncé ces agissements qui ont donné lieu à une enquête approfondie de la police judiciaire.
En octobre dernier, le tribunal de première instance a condamné les trois professeurs incriminés à trois mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 2 500 dirhams chacun. Ils ont également été sommés de verser une compensation de 15 000 dirhams à chacune des victimes parties civiles.
Salaires maintenus
À la suite de ce jugement, les comités paritaires de l’Université Mohammed V ont pris des mesures conservatoires. Les professeurs concernés ont été suspendus de leurs responsabilités administratives et de toute capacité de représentation. Cependant, leurs salaires ont été maintenus en attendant qu’un jugement définitif soit rendu dans cette affaire.
Les faits remontent à 2019, lorsque deux professeures ont reçu des messages de menaces, d’insultes et de diffamation via des courriels et des messages sur Facebook. L’un des messages allait jusqu’à menacer une professeure de viol de sa fille, accompagné d’autres propos diffamatoires et humiliants.
Indignation générale
Ces agissements ont suscité une indignation générale après que les enquêtes de la police aient identifié les auteurs : des collègues enseignants de la même faculté. L’un d’eux a reconnu lors des investigations être le propriétaire des comptes utilisés pour envoyer ces messages diffamatoires et porter atteinte à la vie privée des victimes.
Ce scandale, déjà largement médiatisé, risque de prendre de l’ampleur avec l’appel interjeté par les parties concernées. Par ailleurs, plusieurs associations féminines ont manifesté leur volonté de s’impliquer dans ce dossier, considérant qu’il s’agit d’un cas emblématique de violence à l’égard des femmes.
Le procès en appel pourrait ainsi relancer le débat sur la lutte contre le harcèlement et la violence dans les milieux universitaires, un sujet sensible nécessitant des réponses fermes et adaptées.
