Vente de vins israéliens: « Dar Mima », le restaurant de Jamel Debbouze, dans la tourmente

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Le célèbre acteur et humoriste marocain a fondé Dar Mima en partenariat avec Laurent de Gourcuff. ©DR

Le mouvement BDS France a interpellé le prestigieux restaurant parisien Dar Mima, co-fondé par Jamel Debouzze, sur la présence de vins israéliens sur sa carte.

Jamel Debouzze est dans la tourmente. Son restaurant Dar Mima, niché sur le toit de l’Institut du Monde arabe à Paris, est dans le viseur du mouvement pro-palestinien BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions). La raison: la vente de vins israéliens à la carte de l’établissement fondé par le célèbre acteur et humoriste marocain en partenariat avec Laurent de Gourcuff.

Dans une lettre datée du 9 août et adressée aux responsables de Dar Mima, BDS France affirme avoir été choqué par la vente de vins israéliens à la carte du restaurant. «Ce choix est incompréhensible, d’une part parce que ces vins sont médiocres, et d’ailleurs servis quasiment nulle part ailleurs à Paris, ensuite parce qu’Israël ne fait pas partie du ‘’monde arabe’’, et enfin parce que nous ne pouvons qu’imaginer que votre décision est motivée par des raisons politiques qui ne vous font pas honneur», lit-on.

«L’absence de la carte des vins sur votre site web est peut-être le signe d’un malaise sur cette question ?», s’interroge également BDS France, avant de souligner que «la moindre des mesures qui contribuerait à soutenir la lutte du peuple palestinien, face aux injustices qu’il subit, serait de boycotter les produits israéliens, comme le demande la société civile palestinienne depuis 2005».

Lire aussi. Photos. « Dar Mima », le restaurant marocain de la mère de Jamel Debbouze à l’IMA

Le mouvement ajoute que «parmi ces vins, certains proviennent du Golan, qui est un territoire syrien illégalement annexé par Israël, et qu’il est interdit d’exploiter les ressources des terres occupées. Ces vins sont donc tout simplement illégaux, et si la loi était respectée, vous pourriez être accusés de recel de vol et de complicité de crime de colonisation.»

Les auteurs de la lettre font enfin remarquer que «pendant le génocide en cours à Gaza, les destructions, les assassinats, et la famine généralisée, causée et planifiée par l’armée israélienne, la vente de ces vins dans votre établissement contribue à l’économie de guerre, et elle est une insulte à l’humanité toute entière». Et de conclure en demandant au restaurant de «retirer ces vins de [sa] carte au plus vite».

Dans un récent post sur les réseaux sociaux, BDS France a posté la lettre, précisant que la lettre est restée sans réponse.

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