Afrique du Sud: Ramaphosa lance un « dialogue national » pour réparer un pays « cassé »

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa (au centre) arrive pour la première Convention nationale à l'Université d'Afrique du Sud (UNISA) à Pretoria le 15 août 2025. ©AFP

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a lancé vendredi à Pretoria un « dialogue national » afin de « réparer les nombreuses choses cassées dans le pays », guère plus d’un an après les dernières élections générales de mai 2024.

Les « difficultés profondes » traversées par la première économie du continent sont nombreuses, comme l’a rappelé Cyril Ramaphosa : « chômage », « inégalité », « pauvreté grandissante » et mais aussi la « peur des hommes dans laquelle vivent les femmes sud-africaines » en raison des violences sexistes.

Cette première journée de convention à l’université de Pretoria, qui se tient jusqu’à samedi, doit être suivie de six à huit mois de débats citoyens à l’échelle locale. Ces derniers sont supposés faire émerger des solutions qui devraient ensuite être entérinées dans un « pacte », à l’issue d’une deuxième convention en 2026.

Pays le plus inégalitaire de la planète d’après la Banque mondiale, l’Afrique du Sud a vu son chômage progresser, atteignant plus de 33% en août. Il culmine même à plus de 46% chez les jeunes de 15-34 ans, d’après des données publiées ce mois-ci par l’institut national de statistique.

Lire aussi. Afrique du Sud: le vice-président échappe à un assassinat

La coalition de l’ANC, le parti de Nelson Mandela, avec l’Alliance démocratique, de centre droit, peine à réaliser ses promesses économiques après une année marquée par des querelles à répétition.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance du PIB de 1% en 2025, après 0,6% l’année passée.

Les taxes douanières américaines de 30% sur la plupart des exportations de Pretoria pourraient coûter au pays jusqu’à 100.000 emplois, d’après la Banque centrale.

L’ancien président Thabo Mbeki (1999-2008), rival de longue date de l’actuel chef de l’Etat et demeuré influent dans le débat public grâce à sa fondation, a boycotté cette première convention.

« Ce qui avait commencé comme une initiative citoyenne a malheureusement tourné dans les faits à une mainmise du gouvernement », ont accusé plusieurs organisations, dont celle de Thabo Mbeki.

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