La canicule qui sévit depuis une semaine dans l'est du Canada a fait au moins…
Amazon Canada fait une croix sur le Québec et supprime 1700 emplois
Publié le
Le géant américain du commerce en ligne Amazon va fermer au Canada tous ses entrepôts de la province du Québec, dont le premier à s’être syndiqué dans ce pays, et va supprimer 1700 emplois, a-t-il annoncé mercredi dans un communiqué.
Les sites québécois fermeront au cours des deux prochains mois, a indiqué à l’AFP Barbara Agrait, porte-parole d’Amazon.
La société, qui exploite dans la province majoritairement francophone sept centres de tri et de distribution, a dit dans son communiqué avoir procédé récemment à un « examen » de ses activités québécoises. Le groupe a décidé, pour réduire ses coûts à long terme, de revenir à « un modèle de livraison par des tiers soutenu par de petites entreprises locales ».
Amazon is closing ALL warehouses in Quebec after unionizing took place at 1 warehouse.
Instead of working with first successful union of Amazon in North America, they chose to layoff all 1,950 workers.
A clear threat to all workers that if they unionize—they will be fired.
The… pic.twitter.com/KyQvTZTEp2
— LongTime🤓FirstTime👨💻 (@LongTimeHistory) January 22, 2025
Ce modèle est « similaire à celui que nous avions jusqu’en 2020 », a souligné l’entreprise.
Les produits vendus seront emballés dans d’autres installations d’Amazon au Canada et expédiés à des tiers, qui les livreront ensuite aux clients au Québec.
Lire aussi. Télétravail: Amazon impose un retour à temps plein au bureau
Le syndicat représentant les 300 travailleurs d’un entrepôt situé dans la région de Montréal, au Québec, a qualifié cette décision de « scandaleuse« , ajoutant qu’« Amazon a tout fait pour empêcher la syndicalisation de ses employés ».
En mai 2024, cet entrepôt est devenu le premier et le seul site d’Amazon au Canada à recevoir une accréditation syndicale.
« Il ne fait aucun doute que les fermetures annoncées aujourd’hui relèvent d’une campagne antisyndicale », a insisté dans un communiqué Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).
Amazon, qui emploie 1.700 salariés permanents et 250 saisonniers au Québec, soutient que cette décision, « qui n’a pas été prise à la légère », n’a pas de lien avec la syndicalisation du personnel.
Les saisonniers seront payés jusqu’à la fin de leur contrat actuel, tandis que le personnel permanent recevra 14 semaines de salaire après la fermeture des installations ainsi que d’autres avantages, a précisé la porte-parole du groupe américain.
