Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les Palestiniens "adoreraient" quitter la bande…
Erdogan répond à Trump: « Personne n’a le pouvoir » de déplacer les Palestiniens hors de Gaza
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a estimé dimanche que personne n’avait le pouvoir d’expulser les Gazaouis de leur territoire dévasté par la guerre, rejetant le plan de son homologue américain Donald Trump qui vise à en expulser les Palestiniens et à laisser les Etats-Unis en prendre le contrôle.
« Personne n’a le pouvoir de déplacer les habitants de Gaza hors de leur patrie éternelle qui existe depuis des milliers d’années », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse dans la soirée à l’aéroport d’Istanbul, avant de s’envoler pour la Malaisie. « Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est appartiennent aux Palestiniens », a-t-il martelé.
La proposition de M. Trump d’expulser plus de deux millions de personnes vivant dans la bande de Gaza et de la réaménager en « Riviera » a suscité un tollé mondial, en particulier dans le monde arabe et musulman.
Le président américain a annoncé sa proposition mardi lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui l’a saluée comme « la première bonne idée que j’ai entendue » sur ce qu’il convient de faire de ce minuscule territoire ravagé par la guerre.
Mais pour le président turc, elle n’a aucune valeur. « Les propositions sur Gaza présentées par la nouvelle administration américaine sous la pression des dirigeants sionistes ne valent pas la peine d’être discutées, de notre point de vue », a-t-il déclaré.
Dans une interview accordée à la télévision palestinienne plus tôt dans la journée de dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a exclu l’idée de forcer les Palestiniens à quitter Gaza. « Le déplacement des Palestiniens est inacceptable », a-t-il déclaré, dans des propos cités par l’agence de presse Anadolu.
Trump avait assuré qu’il rendrait ce territoire « incroyable », sans toutefois préciser comment il envisageait d’en déloger les habitants. « Les Etats-Unis prendront le contrôle de la bande de Gaza et nous y ferons du bon travail. Elle nous appartiendra », avait-il lancé.
