Quatre Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza vendredi par des tirs de…
Gaza: 18 morts dans des tirs israéliens près de centres d’aide humanitaire
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La Défense civile de Gaza a affirmé que les forces israéliennes avaient tué jeudi au moins 18 personnes, dont 15 s’étaient rassemblées près d’un site de distribution d’aide dans le centre de la bande de Gaza.
Mohammed al-Mughayyir, responsable de cet organisme de secouristes a fait état à l’AFP de « 18 personnes tuées en raison des bombardements israéliens sur la bande de Gaza depuis l’aube, dont 15 attendaient de l’aide », ajoutant que les trois autres ont été tuées par des tirs d’obus près de la ville de Gaza, dans le nord du territoire palestinien.
Ces pertes s’ajoutent à un bilan déjà dramatique : mercredi, la même source avait fait état de 33 morts, dont 11 civils en quête d’aide, lors de bombardements nocturnes autour de Nousseirat.
Des « coups de semonce » israéliens qui tournent au carnage ?
Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a indiqué à l’AFP que 11 personnes avaient été tuées et plus de 100 blessées quand l’armée israélienne a « ouvert le feu et tiré plusieurs obus entre 02h30 et 06h00 sur des milliers de citoyens rassemblés » dans le centre de la bande de Gaza, notamment à Nousseirat, pour attendre l’ouverture de centres de distribution d’aide.
« Les victimes cherchaient à obtenir de l’aide alimentaire et de la farine », a-t-il précisé.
L’armée a indiqué à l’AFP que ses forces dans le centre de Gaza avaient tiré « des coups de semonce » sur « un groupe d’individus suspects » s’approchant « d’une manière qui représentait une menace potentielle ». Elle a dit n’être « pas au courant de blessures ».
Dix-neuf personnes ont aussi été tuées dans trois attaques israéliennes, a indiqué la Défense civile, précisant que l’armée avait fait exploser sept maisons à Beit Hanoun (nord).
Interrogée, l’armée israélienne a rappelé, au sujet de l’une de ces attaques, mener régulièrement des « opérations visant à démanteler les capacités militaires » du mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent le 7 octobre 2023 contre Israël a déclenché la guerre à Gaza.
Une frappe israélienne dans le nord-est de la ville de Gaza (nord) a encore fait trois morts, a ajouté M. Bassal.
Début mars, Israël a imposé un blocus humanitaire total à la bande de Gaza, menacée de famine selon l’ONU, qu’il n’a assoupli que partiellement fin mai.
Blocus, chaos humanitaire et famine
La Défense civile avait fait état mardi d’au moins 53 personnes tuées lors d’un afflux de milliers de Palestiniens près d’un centre d’aide dans le sud du territoire.
Une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël, la GHF, a ouvert fin mai à Gaza des centres d’aide, mais ses distributions ont été marquées par des scènes chaotiques et meurtrières.
La Défense civile rapporte des morts près des centres d’aide presque tous les jours. Des foules s’y rassemblent pourtant régulièrement à l’aube, attendant leur ouverture, ont constaté des photographes de l’AFP.
Compte tenu des restrictions imposées par Israël aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain de guerre, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans de la Défense civile.
L’armée israélienne a parfois expliqué avoir ouvert le feu sur des personnes avançant, malgré des tirs de sommation, dans des « zones de combat ».
Selon le bureau humanitaire de l’ONU, Ocha, des incidents « se produisent également de plus en plus le long des routes utilisées par l’ONU pour acheminer des fournitures ».
Selon l’Ocha, la pénurie de carburant à Gaza a atteint « des niveaux critiques ». « Sans réapprovisionnement immédiat, les services essentiels – y compris la fourniture d’eau potable – s’arrêteront très bientôt, » a-t-il mis en garde.
L’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort d’un soldat mercredi. Le sergent-chef Stav Halfon, âgé de 20 ans et originaire de Petah Tikva (centre d’Israël) « est tombé au combat dans le sud de la bande de Gaza », a-t-elle précisé dans un communiqué.
