Entrée dans son douzième jour, la guerre au Moyen-Orient connaît une escalade sans précédent. Entre…
Guerre au Moyen-Orient : les derniers développements au 36ᵉ jour
Publié le
Au 36ᵉ jour de la guerre déclenchée par l’attaque américano‑israélienne contre l’Iran, les tensions s’intensifient avec des frappes multiples, des tirs de missiles et des incidents diplomatiques qui accentuent la gravité de la crise régionale.
La journée de samedi a débuté par de nouvelles détonations entendues dans le nord de Téhéran, déjà visé la veille par de puissantes frappes. Selon un journaliste sur place, ces explosions ont été accompagnées du vrombissement d’un aéronef, probablement un drone, survolant la capitale iranienne. Dans le même temps, l’armée israélienne a annoncé avoir frappé des infrastructures du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, où de puissantes explosions ont été constatées à l’aube.
La riposte iranienne ne s’est pas fait attendre : une salve de missiles a été tirée vers Israël, mobilisant les systèmes de défense israéliens. L’armée a confirmé des impacts dans le centre du pays, illustrant l’escalade militaire directe entre les deux puissances. Par ailleurs, une frappe israélienne a détruit un pont dans l’est du Liban, Israël affirmant vouloir empêcher le transfert de renforts et d’armes au Hezbollah.
Lire aussi. Guerre: la FAO alerte sur la hausse des prix alimentaires en mars
Incidents aériens et tensions politiques

Sur le plan militaire, les États‑Unis ont connu deux revers notables. Un avion de combat américain s’est écrasé en Iran, une première depuis le début du conflit. Si l’un des deux aviateurs a été secouru, le second reste porté disparu. Le président Donald Trump a toutefois minimisé l’incident, affirmant qu’il ne changeait « rien du tout » à la perspective de négociations avec Téhéran. Dans le Golfe, un autre appareil américain, de type A‑10, s’est abîmé près du détroit d’Ormuz après avoir été touché par la défense antiaérienne iranienne, selon les autorités de Téhéran. Le pilote a été secouru sain et sauf.
Sur le plan politique, les débats s’intensifient à Washington. Le sénateur républicain John Curtis a déclaré qu’il refuserait de financer les opérations militaires contre l’Iran sans une déclaration de guerre officielle du Congrès. «Nous devons garder les yeux grands ouverts face à l’histoire et à la Constitution», a‑t‑il écrit sur X, soulignant la nécessité de respecter les procédures légales. Cette prise de position reflète les divisions internes aux États‑Unis sur la conduite de la guerre.
Une guerre aux conséquences régionales et humanitaires

Au Liban, la situation reste particulièrement préoccupante. Trois Casques bleus indonésiens ont été blessés vendredi dans une explosion dans le sud du pays, quelques jours seulement après la mort de trois autres soldats de la paix de la même nationalité. Ces incidents rappellent la vulnérabilité des forces internationales déployées dans une zone où les affrontements entre Israël et le Hezbollah s’intensifient.
Lire aussi. Guerre au Moyen-Orient : au 33e jour, escalade régionale et signaux contradictoires
Les frappes israéliennes sur Beyrouth et dans l’est du Liban, combinées aux tirs de missiles iraniens, ne font que confirmer l’embrasement régional. La multiplication des cibles, qu’il s’agisse d’infrastructures militaires ou de zones urbaines, rend de plus en plus délétère la situation au Moyen‑Orient.
De tout cela, il ressort qu’au 36ᵉ jour, la guerre au Moyen‑Orient continue de plonger dans une spirale de violences où frappes aériennes, ripostes balistiques et tensions diplomatiques s’entrecroisent. Entre les divisions politiques aux États‑Unis, les pertes matérielles et humaines, et l’implication croissante du Liban, la perspective d’une désescalade paraît bien lointaine.
