Trois Palestiniens ont été tués ce dimanche dans un raid aérien israélien à Gaza, a…
Plan israélien d’ocupation totale de Gaza : condamnations internationales et mesures choc
Publié le
Israël a validé dans la nuit de jeudi à vendredi un projet de prise de contrôle militaire intégral de la bande de Gaza, déclenchant une vague de condamnations internationales.
Plusieurs pays, ainsi que l’ONU ont réagi à l’approbation par le gouvernement de Benjamin Netanyahou d’un plan visant le contrôle total de la bande de Gaza, ainsi que le désarmement du Hamas et la distribution d’aide humanitaire « en dehors des zones de combat ».
L’ONU exige un « arrêt immédiat »
Dans un communiqué urgent, les Nations unies somment Israël de « stopper immédiatement » son projet d’occupation militaire totale de Gaza. « Une escalade militaire prolongée aggraverait la catastrophe humanitaire et saperait toute perspective de paix », a averti un porte-parole de l’organisation.
De son côté, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk exhorte aussi le gouvernement israélien de laisser l’aide humanitaire entrer « sans entrave » dans la bande de Gaza « au lieu d’intensifier cette guerre » pour sauver les vies des civils, réclament par là un retour aux négociations, ainsi que la libération immédiate des otages israéliens détenus par le Hamas depuis l’attaque du 7 octobre.
« Les Palestiniens détenus arbitrairement par Israël doivent également être libérés immédiatement et sans condition », a ajouté le responsable onusien.
La Chine dénonce une violation du droit international
Pékin a exprimé vendredi sa « grave inquiétude » face à ce qu’elle qualifie de « nouvelle étape dans l’annexion de facto de territoires palestiniens ». « Gaza appartient au peuple palestinien et fait partie intégrante de la Palestine », a martelé le ministère chinois des Affaires étrangères, exigeant qu’Israël « cesse ses actions dangereuses ».
La Chine, alliée traditionnelle de la cause palestinienne, a également appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU pour discuter des moyens de « prévenir une catastrophe humanitaire et sécuritaire ».
La Turquie accuse Israël de vouloir « rendre Gaza inhabitable »
Ankara a lancé un vibrant appel à la communauté internationale pour « empêcher la mise en œuvre de ce plan illégal ». Dans un communiqué incendiaire, le ministère turc des Affaires étrangères a accusé Israël de chercher à « déplacer de force les Palestiniens et à rendre Gaza invivable ». « Ce n’est pas une opération de sécurité, c’est une entreprise de colonisation », a fustigé un diplomate turc sous couvert d’anonymat.
La Turquie, qui abrite des dirigeants du Hamas, menace de « réévaluer ses relations » avec Israël si le projet est mis en œuvre.
Israël se dote d’un plan pour « prendre le contrôle » de Gaza
Londres exhorte à « reconsidérer immédiatement » le plan
Le Premier ministre britannique Keir Starmer a fermement condamné vendredi le plan israélien de prise de contrôle militaire de Gaza, le qualifiant d’« erreur » et appelant le gouvernement de Benjamin Netanyahou à « reconsidérer immédiatement » sa stratégie.
« Cette décision ne contribuera en rien à mettre fin au conflit ni à obtenir la libération des otages. Elle ne fera qu’engendrer davantage de souffrances », a déclaré Starmer dans un communiqué, soulignant que la priorité doit être « un cessez-le-feu, une augmentation de l’aide humanitaire et la libération de tous les captifs ».
Le chef du gouvernement britannique a réaffirmé l’engagement du Royaume-Uni en faveur d’une « solution à deux États », tout en excluant tout rôle futur du Hamas dans la gouvernance palestinienne. « Le Hamas doit être désarmé et ne peut jouer aucun rôle dans l’avenir de Gaza », a-t-il insisté.
L’Allemagne suspend les exportations d’armes à Israël
Sur le terrain : les Palestiniens dans l’angoisse
À Gaza, la nouvelle a plongé la population dans la terreur. « Cela signifie-t-il que l’armée israélienne va occuper chaque rue ? », s’interroge Mohammed, un habitant de Gaza-ville. Les organisations humanitaires redoutent une aggravation de la crise, avec des pénuries de vivres et de médicaments déjà critiques.
Alors que l’armée israélienne affirme vouloir « éliminer le Hamas tout en protégeant les civils », les observateurs craignent un nouveau cycle de violence sans issue.
Avec AFP
