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L’ONU qualifie de « farce » l’idée d’une zone de sécurité dans le sud de Gaza
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Les Nations unies ont assuré vendredi qu’il n’existait pas de refuge sûr pour les Palestiniens contraints de quitter la ville de Gaza, qualifiant de « lieux de mort » les zones de sécurité désignées par Israël dans le sud.
« L’idée d’une zone de sécurité dans le sud est une farce », a affirmé James Elder, porte-parole de l’Unicef s’exprimant depuis Gaza devant des journalistes à Genève. Selon lui, dans le sud du pays « des bombes sont larguées avec une prévisibilité effrayante, les écoles qui avaient été désignées comme abris temporaires sont régulièrement réduites en ruines, et les tentes (…) sont régulièrement la cible de bombardements aériens ».
Depuis le lancement de son attaque aérienne sur la ville de Gaza en août, avant son offensive terrestre, l’armée israélienne a demandé à plusieurs reprises aux Palestiniens de se diriger vers le sud du territoire. L’armée a notamment exhorté les Palestiniens à s’installer dans une « zone humanitaire » à Al-Mawasi, sur la côte, où, selon elle, une aide, des soins médicaux et des infrastructures humanitaires leur seraient fournis.
Israël avait déclaré cette région comme « zone de sécurité » au début de la guerre, mais y a mené des frappes répétées depuis, affirmant qu’elle visait le Hamas. Elder a insisté sur le fait que « l’émission d’un ordre général d’évacuation des civils ne signifie pas que ceux qui restent sur place perdent leur protection civile ».
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Les « soi-disant zones de sécurité », a-t-il insisté, « sont aussi des lieux de mort ». Or Al-Mawasi « est aujourd’hui l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète. La zone est surpeuplée à un point inadmissible et a été privée des moyens de survie les plus élémentaires ».
Fin 2023, l’ONU avait déjà commencé à « remettre en cause ce concept de zone de sécurité déclarée unilatéralement », a rappelé M. Elder, soulignant qu' »il est de la responsabilité de la puissance occupante, Israël, de veiller à ce qu’une zone de sécurité dispose de tous les éléments essentiels à la survie, à savoir de la nourriture, des abris et des installations sanitaires ».
« Aucun de ces éléments n’est présent en quantité suffisante », a-t-il insisté, ajoutant qu’au départ, l’ONU avait « au moins supposé que ces endroits ne seraient pas bombardés ».
Mais au cours des 18 derniers mois, a détaillé M. Elder, les zones de sécurité désignées ont été touchées « des dizaines de fois » et « des personnes vivant sous des tentes ont subi des frappes aériennes ».
